Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Exploitation des ressources minières : Bientôt, les maliens formés sur place pour en être les principaux artisans
Publié le jeudi 15 octobre 2026  |  Nouveau Reveil
Comment



La richesse du sous-sol malien en ressources minières n'est plus à démontrer. Cependant, son exploit a longtemps été l'œuvre des étrangers qui en ont les compétences techniques nécessaires.
Certains profils sont introuvables au Mali, ce qui fait que beaucoup d'étrangers opèrent avec des rémunérations faramineuses, laissant du coup des miettes aux travailleurs maliens. Cette situation va bientôt prendre fin avec la décision des autorités nationales de créer une école de mines et du pétrole.
La très bonne information a été rendue publique à l'issue du conseil des ministres du mercredi 30 septembre 2026. D'après le communiqué, sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Ecole des Mines et du Pétrole. Et le communiqué de poursuivre que les projets de texte, adoptés, créent l’Ecole des Mines et du Pétrole avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue des ressources humaines dans les domaines des Mines et du Pétrole.
Une dépendance vis-à-vis de l'expertise étrangère réduite
Le Mali dispose d’importantes ressources minières et pétrolières dont l’exploitation optimale passe par la disponibilité des ressources humaines de qualité et en nombre. Aussi, face à l’insuffisance des structures de formation aux métiers des mines et du pétrole et à la faible prise en compte des différentes spécialités dans les offres de formation, il est apparu nécessaire de créer une structure dédiée à la formation des cadres des Mines et du Pétrole. La future école aura pour vocation le renforcement du capital humain national, afin de garantir une exploitation souveraine, durable et économiquement rentable des ressources du sous-sol; l'alignement des compétences locales sur les standards internationaux du secteur industriel. Cette heureuse initiative des autorités nationales va, à termes, considérablement réduire la dépendance du pays, vis-à-vis, de l'expertise étrangère. Nul n'ignore qu'actuellement, dans les mines industrielles, beaucoup de postes techniques sont tenus par des spécialistes étrangers (asiatiques, latino-américains, sud-africains, etc.). La création de cette école est une initiative qui vient s'ajouter à d'autres qui vont tous dans le sens de l'appropriation de l'exploitation des ressources minières par les maliens. Il s'agit, entre autres, de la création de trois sociétés publiques.
Une première société pour la recherche et l'exploitation
Il s'agit de la Société de Recherche et d'Exploitation des Ressources Minérales au Mali (SOREM-SA). C'était en septembre 2022. C'est une société à capitaux 100% publics. Elle est chargée entre autres: d'acquérir des titres miniers et/ou pétro gaziers ; d'entreprendre toutes activités de prospection minière, pétrolière et gazière ; d'exécuter des travaux de recherches minières, pétrolières et gazières ; d'entreprendre l'exploitation des gisements jugés économiquement exploitables; de procéder à toutes opérations commerciales, industrielles et financières compatibles avec son objet, après avis du ministre chargé des Finances; de prendre des participations dans les sociétés ayant pour objet l'étude, la recherche et l'exploitation, la transformation et la commercialisation des substances minérales. A ce jour, l'État a cédé à la SOREM-SA plusieurs sites miniers qui étaient détenus par des sociétés privées devenues défaillantes: Yatela, Morila, Intaka, etc.
Une seconde pour le raffinage
Cette deuxième société s'appelle la Société de Raffinerie d'Or du Mali (SOROMA). C'est lors du conseil des ministres du mercredi 28 mai 2025 que sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, qu'ont été adoptés un projet de loi autorisant la participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali ; et un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société de Raffinerie d’Or du Mali. D'après le projet de loi, l'État va détenir 62% du capital et le reste sera pour le partenaire russe Yadran. Le jeudi 12 juin 2025, ce projet de loi adopté a fait l'objet d'un examen par le Conseil National de Transition (CNT). Défendu par le ministre de l'Economie et des Finances, Il a été adopté à l'unanimité des voix des membres du CNT présents. Et le lundi 16 juin 2025, il a été procédé à la pose de la première pierre de la raffinerie d'or.
Une troisième pour la gestion des fonds miniers
La troisième créée est la société du patrimoine minier du Mali (SOPAMIM). L'information a été rendue publique à l'issue du conseil des ministres du vendredi 06 février 2026. En effet, au chapitre des mesures législatives et réglementaires et sur le rapport du ministre de l'Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création de la Société de Patrimoine Minier du Mali (SOPAMIM-SA). D'après le communiqué du conseil des ministres, les projets de texte, adoptés, créent une Société anonyme dénommée « Société de Patrimoine Minier du Mali » dont le capital est détenu à 100% par l’Etat. La session a rappelé que l'adoption de ces projets de textes s'inscrit dans la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali. Ce code a prévu la création d’une Société de patrimoine en vue de prendre des participations pour son compte, de faire le portage pour les nationaux et de gérer les participations de l’Etat dans les différentes Sociétés minières.
Arouna Traoré
Nouveau Réveil
Commentaires