COMMUNIQUE Relatif au recours excessif de l’usage de la force dans le maintien d’ordre
La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) exprime sa très vive inquiétude par rapport aux recours excessif et disproportionné de l’usage de la force dans le cadre du maintien d’ordre, dont les plus récents sont survenus à Djalakorodji, au 1ème Arrondissement du District de Bamako, et à Kourémalé, commune de Benkadi Habalabougou, Région de Koulikoro, respectivement le dimanche 4 octobre et le 11 octobre 2026.
La CNDH s’incline devant la mémoire des personnes décédées.Sur le fondement de la Constitution du 22 juillet 2023, de la Charte de la Transition, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, du 16 décembre 1966, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la CNDH :
condamne fermement le recours excessif de l’usage de la force dans le cadre du maintien de l’ordre ;invite les forces de maintien d’ordre à utiliser la force comme mesure de dernier ressort et seulement dans les cas où le rétablissement de l’ordre public le requiert
;recommande aux autorités d’ouvrir une enquête afin de poursuivre et traduire en justice les présumés auteurs de ces actes ;
Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
Bamako, le 14 octobre 2026 La Présidente par intérim