L'heure est venue de bâtir le front commun de nos aspirations après la victoire historique des Fama à Kidal.
L'heure est venue de bâtir le front commun de nos aspirations après la victoire historique des Fama à Kidal.
À partir de ce moment, le 6 octobre 2026 signe un nouveau départ qui met l'échec en berne et se lance dans une nouvelle dynamique de satisfaction des demandes sociales et de résolution des préoccupations populaires. C'est cela aussi la victoire : «Changer nos maux en mots pour les soigner avec des mots», comme disait le Président Amadou Toumani Touré. C'est tout le sens de cet appel à la constitution d'un large Front Commun pour la 4e République. La victoire militaire exige par elle-même un RESETTING DU VIVRE-ENSEMBLE. Après la libération de Kidal, le nettoyage du territoire national et l’expulsion massive des assaillants mercenaires et légionnaires étrangers marquent un tournant dans notre marche vers la souveraineté retrouvée. Mais aussi, la neutralisation décisive des groupes armés terroristes locaux, la parenthèse de la crise du carburant et de la diversion médiatique est désormais refermée. Mais si les armes ont victorieusement parlé, ouvrant la voie à la reconstitution de l’intégrité territoriale, le combat le plus déterminant s’ouvre aujourd’hui : celui de la paix durable, du pardon, de la cohésion nationale, du retour des services publics de base et de la sécurité.
L’heure n’est plus aux rancœurs ni aux suspicions qui ont si longtemps nourri les campagnes d'intoxication des médias occidentaux mainstream où s'exprimaient les ennemis du Mali. L’heure est au rassemblement, comme l'a rappelé le 22 septembre 2026 dans son allocution à la nation, le Président Assimi Goïta : "Le Mali reste disponible pour accueillir tous ses enfants qui veulent participer a la construction nationale". Les Maliens de tous horizons, de toutes ethnies, de toutes conditions, sont donc appelés à former un Front commun indéboulonnable. Ce Front commun ne doit pas être une simple posture circonstancielle, mais une véritable profession de foi citoyenne. Il s’agit d’effectuer un véritable resetting de notre vivre-ensemble, une réinitialisation des consciences pour réapprendre à nous faire confiance, à bâtir ensemble et à regarder dans la même direction.
Ce réarmement moral exige de grands élans de fraternité et de solidarité entre tous les corps de la société. Du paysan au militaire, de l’enseignant à l’artisan, du notable au jeune diplômé, chacun a une pierre à apporter à l’édifice de la reconstruction. L’administration doit revenir pour protéger et servir, tandis que les populations doivent être le bouclier premier de la nation par une vigilance éclairée et un soutien sans faille aux forces de défense et de sécurité. Les blessures du passé ne se refermeront que par une justice équitable, une gouvernance inclusive et une considération égale pour chaque enfant du pays.
C’est précisément au nom de notre devise commune - «Un Espace-Un Peuple-Un Destin» - que ce Front commun prend tout son sens. Cette devise ne célèbre pas seulement le sacrifice suprême de nos FDS sur le champ de bataille ; elle nous rappelle que sans espace libre, rien de solide ne se bâtit pour un avenir possible et assuré à nos enfants. Vaincre le terrorisme, c'est terrasser la menace armée, mais c’est aussi faire triompher la fraternité sur la haine, la solidarité sur l’égoïsme et l’unité sur le morcellement.
Le Mali est debout, un et indivisible. À nous de transformer la victoire du fer en un triomphe du cœur pour que plus jamais Kidal, ni aucune autre parcelle de nos terres sacrées, ne glisse hors du giron de la République.