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Reconquête de Kidal au Mali: Une défaite de la sale guerre de la françafrique
Publié le lundi 19 octobre 2026  |  L’Inter de Bamako
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L’offensive des djihado-terroristes qui a assassiné le général Sadio Camara au Mali s’était révélée être une diversion macabre pour ré-occuper militairement Kidal avec l’aide assumée de mercenaires ukrainiens.
Les attaques terroristes au Niger sont aussi des manifestations de cette guerre françafricaine et eurafricaine coalisée avec les djihado-terroristes financés par les pétro-dollars et secondée par le fascisme pro-nazi ukrainien.
En fait, nous assistons à l’opérationnalisation de ce que le Général français LECOINTRE a déclaré: «Ce qui est notre destin commun, nous Français et Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique où se joue notre destin commun. Nous avons essayé en permanence, nous Français, d’entraîner les Européens dans cette prise de conscience, de la nécessité d’agir collectivement en Afrique. On ne peut imaginer qu’à nos portes il y a un continent qui est en train de s’enfoncer dans la destruction des appareils de gouvernement et des États, s’enfoncer dans une forme de chaos et de guerre civile. Un continent qui va connaître une explosion démographique, comme aucun continent n’en a jamais connu. Imaginez que cela se passe dans les 10 et 20 prochaines années et qui n’aura pas de conséquence sur l’Europe, parce que nous vivons dans une forme de bulle protégée par quoi ? C’est simplement inconscient».
Pour en tirer la conclusion suivante: «Rien ne vaut d’aller se battre» parce que «notre destin commun, nous européens c’est la méditerranée et l’Afrique, (…) la nécessité d’agir collectivement en Afrique et en méditerranée»; «L’Europe devra se décider à aller défendre ses intérêts, y compris par les moyens militaires». L’esprit et la mentalité coloniale demeurent une caractéristique congénitalement inhérente au capitalisme impérialiste de sa naissance à son stade suprême.
Stopper par l’intervention russe contre le massacre de civils du Donbass et l’avancée de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) vers les frontières de la Russie, la françafrique et l’eurafrique opèrent à un transfert de leur guerre en activant les djihado-terroristes et séparatistes du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM ou JNIM) et des Front de Libération de l'Azawad (FLA) et en engageant le mercenariat ukrainien contre la souveraineté des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Une fois chassé de son pré-carré du Sahel, d’abord au Mali, puis au Burkina et ensuite au Niger, l’impérialisme françafricain, dont les sanctions puis tentatives d’intervention militaire des laquais de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont été mis en échec, est passé à la phase du transfert massif de djihado-terroristes de la Syrie, dont l’ex-ministre social-démocrate français, L. Fabius, disait qu’ils «font du boulot» et de la Libye avec l’encadrement, notamment en ce qui concerne les drones, des mercenaires ukrainiens défaits chez eux mais cherchant à se venger sur le sol africain.
La guerre dans le Sahel est aussi devenue une guerre contre la Russie. L’agitation va-t-en-guerre russophobe de Macron en France et Merz en Allemagne, et dans l’Union Européenne (UE) n’est en vérité que du vent pour camoufler l’internationalisation de la guerre impérialiste coloniale contre la Confédération de l’AES.
Tous les pays frontaliers de l’AES, membres de la CEDEAO, où sont stationnés des troupes, des forces spéciales ou des prétendus «instructeurs» participent de fait à la guerre hybride de la françafricque et de l’eurafrique dont l’objectif colonial est carrément formulé par l’ex-chef d’État major, Lecointre, de l’impérialisme français.
Le danger de l’effet domino fait que l’Algérie vient de changer de braquet après la tension avec le Mali en appuyant ouvertement le Niger contre l’attaque des djihado-terroristes contre l’aéroport de Niamey. La prise de conscience est que la division ne profite qu’à la stratégie impérialiste utilisant le chaos provoqué par le terrorisme et le séparatisme pour justifier une occupation militaire coloniale de nos pays. N’est-ce pas le stratagème qui fut mis en œuvre en 2013 pour lancer les opérations coloniales françaises Serval, Barkhane, Takuba, etc ?
Les forces souverainistes doivent prendre conscience du lien indissoluble entre la lutte interne dans chacun de nos pays contre le néocolonialisme et le nécessaire soutien panafricain en acte à l’AES victime de la guerre de recolonisation des impérialistes.
La motivation première panafricaine à la base de la création de la Confédération de l’AES est défensive; le revirement panafricain de l’Algérie est aussi défensif; force est donc de constater que le panafricanisme est ici une conséquence de la nécessité objective d’unir les forces militaires des Etats agressés pour faire face à la menace du bras armé terroriste et séparatiste de l’impérialisme françafricain et eurafricain et de ses financeurs des pétro-dollars.
Tout comme le projet avorté de l’union Ghana/Guinée/Mali des années 60, l’AES a franchi un pas supplémentaire panafricain en créant la CONFÉDÉRATION dont le soutien est un test majeur pour différencier panafricains en actes et en paroles des partis, des associations, des syndicats et même des États dans chaque pays africain. La question de la solidarité concrète avec l’AES est la clef de tout positionnement panafricain sérieux.
Constat est aussi à faire que l’organisation défensive de l’AES prend la forme d’une réappropriation souveraine progressive des secteurs économiques perdus par les impérialistes et même la création d’entreprises conjointes avec les partenaires russes ou chinois. L’on assiste peu à peu à la mise en place d’une économie défensive de guerre à la guerre des impérialistes et à une réorganisation voire une nationalisation des richesses nationales.
Les djihado-terroristes et séparatistes avant d’attaquer Bamako pour s’emparer de Kidal avaient lancé des opérations de perturbations des approvisionnements des villes en hydrocarbures. Il faut s’attendre qu’ils prennent pour cibles les usines, les entreprises et les infrastructures dans les villes et les campagnes.
Les nationalisations et l’édification des PPP doivent être prolongées, dès que possible, par des projets d’industrialisations et de dotation en infrastructures panafricains de l’AES à l’instar des brigades militaires défensives communes en formation.
La zone dite des trois frontières entre les États de l’AES peut et doit devenir le laboratoire expérimental de projets économiques panafricains contre l’actuelle fonction d’incubation du terrorisme et du narcotrafic de cet espace transfrontalier.
Le passage de la Confédération à la Fédération de l’AES peut être envisagé après avoir rompu les amarres avec la monnaie coloniale CFA et la réalisation panafricaine d’une intégration entre les économies nationales par le développement de projets industriels et le chemin de fer commun, le transport fluvial commun, une compagnie aérienne commune, des autoroutes communes, un marché intégré commun, etc.
Militants souverainistes de pays retardataires sur le plan panafricain, nous devons étudier et apprendre de ce que font nos frères de l’AES tout en nous acquittant de notre devoir panafricain internationaliste de solidarité pour que vive l’union libre des peuples libres d’Afrique.
Diagne Fodé ROLAND
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