Organe constitutionnel jouant un rôle central dans la consolidation de l’institution judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature a tenu jeudi dernier 15 octobre sa session 2026 sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta.
En plus des décisions précises, plusieurs reformes ont été annoncées pour renforcer le fonctionnement des juridictions, améliorer le suivi de l’exécution des peines et consolider les garanties offertes aux justiciables.
Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, a présidé, le jeudi 15 octobre 2026, au Palais de Koulouba, la session 2026 du Conseil supérieur de la magistrature. Cette session, consacrée notamment à l’affectation des magistrats nouvellement nommés et à la désignation des responsables de la Cour suprême, renforce la modernisation de la justice.
À l’issue des travaux, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a précisé que les délibérations portaient, en premier lieu, sur l’affectation de 99 magistrats récemment nommés. Ces derniers, ayant prêté serment, devaient être affectés à leurs premiers postes, conformément aux choix effectués sur la base de leur rang de classement. La validation de ces affectations leur permettra d’entamer effectivement leurs fonctions au sein des juridictions.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président et du Vice-président de la Cour suprême, conformément aux dispositions de la loi organique de 2016 régissant cette haute juridiction. Selon le Ministre, ces désignations visent notamment à mettre fin à une situation d’intérim qui s’était prolongée au sommet de l’institution judiciaire. Le processus de renouvellement de ses effectifs se poursuivra, après plusieurs départs à la retraite enregistrés depuis 2023.
Au service de l’État de droit et des citoyens
Au-delà de ces décisions, le Ministre de la justice et des droits de l’homme a réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre la modernisation de l’appareil judiciaire. Parmi les réformes annoncées figurent la généralisation progressive de la collégialité dans les juridictions, la mise en place du juge de l’application des peines, le déploiement des juges de la détention et de la liberté ainsi que l’opérationnalisation de la nouvelle carte judiciaire, avec le remplacement progressif des justices de paix par des tribunaux d’instance. Ces évolutions visent à renforcer le fonctionnement des juridictions, à améliorer le suivi de l’exécution des peines et à consolider les garanties offertes aux justiciables.
Organe constitutionnel chargé notamment de veiller à la discipline, à la carrière des magistrats et à l’indépendance du pouvoir judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature joue un rôle central dans la consolidation de l’institution judiciaire.
À travers cette session, les autorités entendent ainsi poursuivre le renouvellement des ressources humaines de la justice et accompagner les transformations nécessaires à une administration judiciaire plus efficace, au service de l’État de droit et des citoyens.
Source : Présidence de la République
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