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Choguel Kokalla Maïga félicite les ministres des Affaires étrangères de l’AES et les exhorte à préserver les idéaux fondateurs de la Confédération
Publié le mardi 20 octobre 2026  |  aBamako.com
Séance
© aBamako.com par DR
Séance de travail entre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga, au Palais de Koulouba
Bamako, le 28 septembre 2021. Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a eu une séance de travail avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga de retour de l`Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
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Seize mois après le premier cycle de consultations exploratoires qui s’est déroulé à Bamako en mai 2025, la Confédération des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu, le samedi 17 octobre 2026 à Dakar, un premier round de négociations, au niveau ministériel.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de mettre en place des groupes conjoints de travail thématiques, avec pour objectif de parvenir à la conclusion d’un accord-cadre de coopération mutuelle, équilibré et réaliste, respectueux des intérêts des peuples de l’Afrique de l’Ouest.

En prélude à cette rencontre, la Confédération AES avait clairement défini trois priorités impératives devant guider sa démarche : la préservation de la souveraineté des États membres, la consolidation de la Confédération et la protection des intérêts des populations de l’AES.

À la lumière de ces avancées, l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, saisit cette occasion pour adresser ses vives félicitations et ses encouragements aux ministres des Affaires étrangères des États membres de l’AES. Il tient à saluer leur engagement en faveur de la défense de la ligne originelle de notre Confédération, ainsi que leur attachement aux principes et aux idéaux qui ont présidé à sa création.

Il les encourage à persévérer résolument dans cette voie, avec vigilance, constance et détermination, afin que toute démarche de coopération régionale demeure conforme aux aspirations légitimes de nos peuples et aux objectifs fondamentaux de l’AES.

Il apparaît également impérieux pour lui, de poursuivre, sans relâche, le travail d’explication et de sensibilisation auprès de nos populations et de tous les Africains, afin de faire connaître les raisons profondes de la création de l’AES, sa vocation historique et son caractère original et spécifique.

Ainsi selon lui pour une meilleure appropriation de l’AES par nos populations, une réflexion mérite d’être engagée sur la manière d’intégrer, dans les programmes scolaires, l’histoire, les fondements, les objectifs et les particularités de notre Confédération. Il s’agit de permettre aux générations actuelles et futures de mieux comprendre les circonstances de sa naissance, les défis auxquels elle répond et les ambitions qu’elle porte pour l’avenir de nos peuples.

En effet, pour l’ancien Premier ministre, l’AES présente une particularité historique majeure : elle est née dans un contexte d’adversité extrême, marqué par de fortes pressions et par des menaces d’intervention militaire émanant d’une coalition de puissances étrangères et africaines. Malgré ces difficultés, les États membres ont fait le choix de renforcer leur solidarité, d’affirmer leur souveraineté et de construire une dynamique commune fondée sur leurs propres priorités.

Une autre caractéristique remarquable de l’AES réside dans sa volonté de conduire ses activités et de faire fonctionner ses institutions en s’appuyant principalement sur ses propres ressources et capacités, plutôt que de dépendre de financements extérieurs. Cette orientation traduit une ambition d’autonomie et de responsabilité collective qui mérite d’être consolidée.

Pour les années à venir, la priorité absolue des États de l’AES doit demeurer la lutte implacable contre le terrorisme et l’insécurité, la libre circulation des personnes et des biens, le développement et la mise en place d’infrastructures régionales.

Pour Choguel Kokalla MAÏGA, la lutte pour la sécurité de notre espace est aujourd’hui conduite par les Forces de défense et de sécurité des pays membres, qui poursuivent leurs efforts pour défendre l’intégrité territoriale, protéger les populations et restaurer la paix et la sécurité dans les zones affectées.

Malgré les contraintes et les défis considérables, les États de l’AES continuent de recruter, de former et d’équiper leurs soldats, tout en renforçant leurs capacités opérationnelles. Les efforts déployés sur le théâtre des opérations témoignent de leur volonté de prendre en main leur propre sécurité et de répondre aux attentes légitimes de leurs populations.

Ces efforts doivent être poursuivis et consolidés, car la sécurité demeure une condition essentielle de la stabilité des États, du développement économique et social, ainsi que de la réussite de tout projet d’intégration régionale.


Force est de constater qu’en dépit de l’adversité, les autorités des États de l’AES continuent d’assumer leurs responsabilités régaliennes et de relever les nombreux défis auxquels leurs pays sont confrontés.

Cette résilience appelle à la persévérance, à la cohésion et à la fidélité aux engagements fondateurs de la Confédération. Il appartient donc aux dirigeants de l’AES de maintenir le cap, de préserver l’unité entre les États membres et de faire en sorte que chaque initiative politique, diplomatique, sécuritaire ou économique contribue effectivement à la réalisation des objectifs communs.

L’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga réaffirme ainsi son soutien aux ministres des Affaires étrangères des États de l’AES et les exhorte à poursuivre leur mission avec courage, lucidité et détermination, dans le respect de la souveraineté des États et des aspirations des peuples du Sahel.

Ensemble, avec la mobilisation et le soutien de nos populations, l’AES saura consolider ses acquis, renforcer sa place dans la gouvernance régionale africaine et devenir un acteur incontournable du continent. Elle pourra ainsi occuper pleinement la place qui lui revient dans le concert des nations.

Vive la Confédération des États du Sahel !

Vive la solidarité entre les peuples de l’AES !

Vive une Afrique souveraine, libre et maîtresse de son destin !

Fait à Bamako, le 20 octobre 2026

Équipe Com/ PM Choguel
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