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Budget 2026 : La santé et la sécurité en ligne de mire
Publié le lundi 26 octobre 2026  |  L’aube
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Le CNT adopte une loi de finances rectificative en hausse de 11,6 %, portant les dépenses de l'État à 3 993,319 milliards FCFA, avec à la clé un effort accru pour la santé, la sécurité et le soutien au secteur textile.

Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté le jeudi 22 octobre 2026 le projet de loi de finances rectificative pour 2026, portant les dépenses de l'État à 3993,319 milliards FCFA, contre 3578,2 milliards FCFA initialement prévus dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 11,6%. Ce texte, adopté en Conseil des ministres le 3 juillet dernier, a été approuvé jeudi dernier par les conseillers nationaux avec 121 voix favorables, consacrant ainsi une révision significative des équilibres budgétaires de l'exercice en cours.


Les recettes budgétaires sont désormais estimées à 3372,895 milliards FCFA, en progression de 10,3% par rapport aux prévisions initiales. Cette révision porte le déficit prévisionnel à 620,425 milliards FCFA, contre 520,425 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une augmentation de 100 milliards FCFA. Les nouvelles recettes attendues reposent notamment sur l'amélioration du produit de la taxe ad valorem et sur les contributions destinées aux fonds miniers constitués en comptes spéciaux du Trésor, deux leviers que le gouvernement entend mobiliser pour financer les dépenses supplémentaires.

Outre les ajustements macroéconomiques, le texte intègre des dépenses supplémentaires liées à la sécurisation du territoire et à une subvention exceptionnelle accordée à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), dans un contexte où les autorités cherchent à concilier impératifs sécuritaires et soutien aux filières économiques stratégiques.

Santé : modernisation des infrastructures

La révision budgétaire prévoit notamment le financement, sur ressources nationales, d'un programme de construction et de modernisation de 15 infrastructures sanitaires à travers le pays. Le programme comprend la transformation des centres de santé de référence des six communes de Bamako en hôpitaux de district modernes, ainsi que la construction de deux hôpitaux de district à Kangaba et à Bla. Sept hôpitaux régionaux sont également concernés, dans les localités de Koulikoro, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro et Bandiagara.


Ces projets s'inscrivent dans le cadre du programme de modernisation des infrastructures sanitaires engagé par les autorités maliennes, qui entendent ainsi renforcer l'offre de soins sur l'ensemble du territoire. Toutefois, aucun montant global spécifiquement affecté à ces quinze établissements ni calendrier détaillé d'achèvement n'a été communiqué lors de la séance du CNT, laissant en suspens plusieurs questions sur la mise en œuvre effective de ce volet du programme.

Contrôle budgétaire

Dans le cadre du suivi de l'exécution des finances publiques, la Commission des finances a recommandé au gouvernement d'informer sans délai le Parlement de toute ouverture de crédits supplémentaires par décrets d'avance et de soumettre ces mesures à ratification dès l'ouverture de la session parlementaire suivante. Elle a également préconisé la publication périodique, par la Direction générale de l'administration des biens de l'État, d'un état des ressources issues de la cession des bâtiments publics, afin de renforcer la transparence dans la gestion du patrimoine de l'État.

Cette révision intervient alors que le projet de loi de finances 2027 prévoit des recettes de 3866,635 milliards FCFA et des dépenses de 4462,646 milliards FCFA, pour un déficit prévisionnel de 596,011 milliards FCFA. Elle dessine ainsi les contours d'une trajectoire budgétaire en hausse pour les prochains exercices, dans un contexte où les autorités maliennes entendent poursuivre leurs efforts en matière de sécurité, d'équipements sanitaires et de soutien aux secteurs productifs.


Mémé Sanogo

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