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Mali: avancée dans l’enquête sur le rapt et le meurtre des journalistes français
Publié le jeudi 7 novembre 2013  |  AFP


© aBamako.com par S.A
IBK a rendu hommage à Ghislaine Dupont et à Claude Verlon, des envoyés spéciaux de RFI tués près de Kidal
Lundi 04 novembre 2013. Aéroport de Bamako Senou. Le président de la république IBK a accueilli les corps de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, deux envoyés spéciaux de RFI tués près de Kidal


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BAMAKO - L’enquête sur le rapt et le meurtre de deux journalistes français le 2 novembre à Kidal (nord du Mali) a enregistré jeudi une avancée importante, avec l’identification très probable de celui qui a "planifié" cette action.
Cet homme, un Touareg du nom de Bayes Ag Bakabo, est le propriétaire du véhicule qui a servi à l’enlèvement, selon une source sécuritaire malienne proche de l’enquête qui a ajouté qu’il était "très fortement soupçonné d’avoir planifié les enlèvements pour le compte d’Aqmi", Al-Qaïda au Maghreb islamique. Elle a ajouté que la France avait été informée de ce développement
significatif. Des policiers français se trouvent depuis lundi au Mali après
l’ouverture par le Parquet de Paris d’une enquête pour "enlèvements suivis de
mort en relation avec une entreprise terroriste".
La source malienne proche de l’enquête a en outre indiqué que le "complice"
de Bayes Ag Bakabo, dont il n’a pas communiqué le nom, "est de la famille de
Hama Lamine Sall, de nationalité mauritanienne et dont la mère est touareg".
"Nous sommes sur leur trace", a-t-elle ajouté.
Selon cette source, Ag Bakabo appartient à "la même tribu" qu’Ambéry Ag
Rhissa, un responsable de la rébellion touareg du Mouvement national de
libération de l’Azawad (MNLA) à Kidal que les deux journalistes venaient juste
d’interviewer. C’est devant son domicile qu’ils ont été enlevés, avant d’être
tués moins de deux heures plus tard à une dizaine de kilomètres de la ville.
Une source militaire africaine à Kidal, également proche de l’enquête, a
confirmé l’information concernant l’implication de Bayes Ag Bakabo, en
précisant qu’il s’était "recyclé un moment dans le MNLA" après son engagement
avec Aqmi.
Ces sources au Mali précisent que l’exécution de Ghislaine Dupont et Claude
Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI), pourrait avoir été
provoquée par "la panne" du véhicule des ravisseurs et leur crainte d’être
traqués et rattrapés par l’armée française lancée à leur recherche.
Abdelkrim Targui probable commanditaire
Les deux journalistes étaient initialement "très probablement" destinés à
être remis à la katiba (unité combattante) d’Aqmi dirigée par Abdelkrim
Targui, selon elles. Celui-ci est un ancien lieutenant touareg d’Abou Zeïd, un
des chefs d’Aqmi tué en début d’année lors de l’offensive militaire tchadienne
et française dans le massif des Ifoghas, dans la région de Kidal.
Dans une déclaration mercredi à l’agence de presse mauritanienne en ligne
Sahara Medias, Aqmi a revendiqué l’assassinat de Ghislaine Dupont, 57 ans, et
Claude Verlon, 55 ans.
"Cette opération intervient en réponse aux crimes quotidiens commis par la
France contre les Maliens et à l’oeuvre des forces africaines et
internationales contre les musulmans de l’Azawad", nom donné par les Touareg
au nord du Mali, selon l’organisation.
Aqmi considère que l’assassinat des deux journalistes "constitue le minimum
de la facture que (le président français François) Hollande et son peuple
doivent payer en contrepartie de leur nouvelle croisade" au Mali, selon la
déclaration à Sahara Medias qui a déjà publié par le passé des communiqué de
groupes jihadistes et diffusé des vidéos de leurs otages sans jamais être
démentie.
A propos de cette revendication, Laurent Fabius, ministre français des
Affaires étrangères, a déclaré jeudi: "Nous sommes en train de la vérifier
mais elle semble plausible parce que des revendications précédentes d’Aqmi
avaient été publiées de la même façon", par l’intermédiaire de l’agence
mauritanienne.
Mais l’universitaire et islamologue français Mathieu Guidère, interrogé par
l’AFP, a estimé que "la justification politique qui a été donnée par Aqmi" de
l’assassinat des deux journalistes était "un maquillage". "S’ils avaient voulu
les tuer, ils les auraient exécutés à l’endroit où ils les ont pris. Pourquoi
les enlever, faire 10 kilomètres, laisser une voiture? Ils voulaient les
kidnapper, leur mort est due à un problème", a-t-il ajouté.
sd-mm-stb/cs

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