Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS


Accueil
News
Politique
Article



Dernières dépêches


Comment

Politique

Entrenous: Faux patriotes et vrais… traîtres !
Publié le mardi 10 juillet 2012   |  Le challenger


Mini-Sommet
© AFP
Mini-Sommet de la CEDEAO


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


«Mieux vaut marcher sans savoir où aller que rester assis à ne rien faire.» Ce proverbe touareg sied bien à la grave crise institutionnelle et sécuritaire que traverse actuellement notre pays, trahi, humilié, voire bafoué par certains de ses propres fils. Les différentes composantes de la société malienne ont encore une fois de plus étalé, le week-end dernier, sur la place publique, leur incapacité à se mettre d’accord sur l’essentiel, c’est-à-dire sauver la patrie. Fallait-il se rendre à Ouga pour répondre à l’appel des chefs d’Etat du groupe de contact de la Cedeao ? Voilà la question qui a fortement divisé les forces dites vives de la nation.

Respectons donc le choix de ceux qui ont effectué le déplacement et ceux qui ont refusé. Mais interrogeons-nous sur certains arguments avancés : un peuple souverain, un peuple qui a sa dignité, des problèmes maliens aux Maliens, les problèmes du Mali ne doivent pas être discutés en dehors du Mali etc.

Que reste-t-il de notre dignité lorsque des militaires qui ont juré de défendre la patrie au prix de leur vie abandonnent aux mains de l’ennemi et le champ de bataille et nos armes et munitions ? Sommes-nous vraiment souverains lorsque les 2/3 de notre territoire national sont sous occupation de forces barbares qui font subir à nos compatriotes toutes sortes d’exactions ? Avons-nous vraiment un sens de l’honneur lorsque ceux qui se considèrent comme des démocrates planifient et exécutent l’agression du Président de la République (un homme qui a su prouver son patriotisme) dans un lieu aussi sacré que le Palais de la République ?

La parole donnée a-t-elle encore un sens dans ce pays où ceux qui ont renversé un président démocratiquement élu pour son incapacité notoire à gérer la crise au nord se cloîtrent dans leur garnison entourés de toutes sortes d’armes alors que, au même moment, leurs compatriotes de Gao et Tombouctou défient les aventuriers traîtres avec des pierres ? Aujourd’hui, ose-t-on parler de dignité ou d’honneur avec notre inaction depuis tout le temps que les 2/3 de notre territoire restent sous occupation ?

Depuis plus de trois mois, les populations au Nord attendent avec angoisse des actes concrets de notre part en vue de leur libération. On ne fait rien. Rien du tout ! Si ce n’est que parler pour se contredire. Si au Mali, on était capable de résoudre nos différends, la Cedeao aurait dû faire l’économie de ces rencontres.

A l’image des responsables du Mnla (une association de traîtres et d’apatrides), un grand nombre de ces leaders politiques, religieux, syndicaux, de la société civile, qui brandissent de petits discours nationalistes pour récuser ceux qui veulent nous aider à trouver une solution à cette crise, appartiennentt à la classe de traîtres. Car ils auront, d’une façon ou d’une autre, participé à l’avènement de la situation actuelle. Lorsqu’ils ont eu à exercer de hautes fonctions, que n’ont-ils pas sacrifié sur l’autel des intérêts personnels et égoïstes ?

Par Chiaka Doumbia

LIENS PROMOTIONNELS