Deux thèses persistaient à Bamako au lendemain de l’attentat au fusil de chasse dont a été victime vendredi le coopérant militaire français Bernard Gravois devant son domicile situé non loin de l’école de gendarmerie où il exerce comme instructeur.
Mohamed Kané (43 ans), l'auteur présumé de l'attentat, s'était embusqué pour attendre la sortie du gendarme français sur lequel il a déchargé son fusil avant d'être appréhendé par des passants qui l'ont ensuite remis à la police.
Les gendarmes auxquels l'enquête a été confiée ont parlé d'un ‘'tireur fou'' pour expliquer le geste de Mohamed Kané dont les tirs ont touché le militaire, le blessant légèrement à la tête et à l'épaule et faisant voler en éclat le pare-brise arrière de sa voiture.
Ils ont indiqué que le tireur souffrait de ‘'troubles psychiques'' résultant d'un surmenage qui lui avait valu d'être rapatrié au pays alors qu'il poursuivait des études à l'étranger.
Contrairement à cette thèse officielle, des personnes rencontrées samedi à Bamako semblaient, elles, privilégier la thèse du ‘'patriote mécontent'' de la situation à Kidal où demeure confinée l'armée malienne.
Selon les dires de certaines de ces personnes qui ont tenu à garder l'anonymat, cette situation serait entretenue par les "Toubabs" (les Blancs) pour des raisons qu'elles affirment ignorées.