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Cet homme a peur : Il ne fait plus confiance au Mali
Publié le dimanche 15 juillet 2012   |  Le Matin


Après
© AP par DR
Après des mois d`exil, Dioncounda Traore regagne le Mali.
7 avril 2012. Bamako,Mali.Le président de l`assemblée nationale retourne dans son pays un jour après la signature par la junte de l`accord relatif au retour à l`ordre constitutionnel.


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Dioncounda est désormais atteint d’une grave maladie suite à son passage à tabac. Si bien qu’il veut plus parler de retour au Mali. Cette maladie, c’est la peur ; la phobie selon les psychologues.

Le jour même de son tabassage, un scanner a montré qu’aucun organe de Dioncounda Traoré n’avait été atteint. Mais l’homme en est sorti traumatiser et il fallait le sortir du pays en prévision du choc monumental que la ‘’majorité si silencieuse’’ (Me Tapo préparait pour rentrer dedans) ‘’les voyous’’ de la République, c’est-à-dire les éléments de la Copam ; rendus responsables du tabassage de Dioncounda. C’est un affrontement que les Iba N’diaye et Me Tapo voulaient total, définitif et éradicateur de la vermine ‘’pro-putschistes’’. Me Tapo jubilait déjà de la scène qui allait se dérouler sous nos yeux ébahis entre la mastodonte de la ‘’majorité silencieuse’’ qui avait trop encaissé et voulait rendre coup pour coup et les ‘’voyous de la République’’ qui allaient être écrasés comme des cafards. « Quand ils nous verront, ils prendront peur », avaient-ils lancé en public conquis et chauffé à blanc, ‘’ce sera le pot de fer contre le pot de terre’’.

Cependant, il fallait mettre la Reine des Abeilles à l’abri : Dioncounda et son poste d’intérimaire, puis de transition. La plus, et seule, conquête de l’Adema après le changement du 22 mars. L’intéressé était lui-même demandeur et le voyage sur Paris fut aussitôt organisé.

Les examens au Val de Grace ont montré que la reine des Abeilles ne souffrait de rien et qu’il pouvait regagner son poste. A partir de là, son séjour devient politique – dans le sens politique politicienne du terme. On nous dit ainsi que le mardi 29 mai, il devrait subir un dernier examen. C’était pour gagner du temps afin de le convaincre, entre temps, de rentrer au pays. Mais, Diouncounda ne l’entendait pas de cette oreille ; il ne veut pas entendre parler de regagner le Mali. Car l’homme désormais a peur et il ne fait plus confiance ni au Mali ni aux Maliens. D’ailleurs, il ne reçoit personne à son hôtel de Montparnasse, enfin aucun malien. Certains qui se croyaient hors du lot l’ont appris à leur dépends.

Saint de corps mais pas d’esprit

Le lundi 28 mai, une foule géante de Maliens se sont retrouvés devant l’hôtel du président de la transition, Paris XIV. Tout ce beau monde s’était donné rendez vous à 16 heures ; heure française. L’ambassadeur du Mali en France en personne dans la foule des manifestants, brandissant des pancartes et autres banderoles de soutien. Dioncounda n’est jamais descendu et n’a voulu recevoir aucune délégation représentative. La rumeur a couru dans cette meute de souteneurs qui disait que si Dioncounda ne descendait pas, c’est parce qu’il était gravement malade. Cette clameur a atteint les oreilles de l’intéressé et il décide de réagir.

Il a dépêché son entourage pour expliquer que Dieu merci, il se portait très bien. Que s’il ne descendait pas c’est parce qu’il n’était pas sûr de sa sécurité une fois dehors ou en face d’une délégation. Pour lui, on ne pouvait pas être sûr qu’il n’existait pas parmi cette foule, des gens hostiles et malintentionnés.

C’est ça le nouveau Dioncounda, sorti du tabassage du lundi 21 mai à Koulouba. Il est saint de corps mais malade psychologique. Il est touché par ce que les spécialistes appellent la phobie ou la peur maladive qui rend incapable de faire face. Dioncounda a désormais la phobie des Maliens et du Mali et il ne fait pas confiance ni aux uns ni aux autres. C’est une maladie traitée par les psychologues et sa guérison prend des années parfois jamais. La cour constitutionnelle ne tardera pas à constater une seconde incapacité – après celle d’Amadou Toumani Touré. Dans ce cas, que nous réservera encore la Cedeao, cette sorte de machin qui signe un document pour mieux violer, sélectivement, son contenu ?

Amadou Tall


Le Matin du 14 juillet 2012.

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