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Crise malienne : CMD se réveille enfin !
Publié le mercredi 18 juillet 2012   |  L'observateur paalga


Activités
© Autre presse par GETTY IMAGES
Activités gouvernementales : Visite du Premier ministre malien à Ouagadougou
Mardi 17 juillet 2012. Le Premier ministre malien Modibo Diarra se rend à Ouagadougou pour rencontrer le médiateur Blaise Compaoré.


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Depuis la tumultueuse date du 22 mars 2012, où le capitaine Amadou Haya Sanogo, soutenu par des frères d’armes, a mis fin au règne d’Amadou Toumani Touré (ATT), le Mali est au creux de la vague avec l’imbroglio né de cette situation. Depuis, les autorités de Bamako font donc des pieds et des mains pour aboutir à une sortie de crise bénéfique. Aujourd’hui au Mali, le Premier ministre (PM), Cheick Modibo Diarra (CMD), assure l’essentiel des pouvoirs, le chef de l’Etat, Dioncounda Traoré, étant toujours en convalescence en France, depuis son agression le 21 mai dernier à sa résidence par une foule en furie, opposée à son maintien comme président de transition.

Le PM a donc pris son bâton de pèlerin pour parcourir l’Afrique à la recherche d’une panacée. Dans ce cadre, l’Algérie, le Maroc, le Niger, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso… ont déjà reçu la visite de l’astrophysicien malien. C’est d’ailleurs dans le dernier pays cité qu’il a effectué un second séjour hier mardi pour y rencontrer le médiateur, Blaise Compaoré, en vue de trouver les solutions à la crise politique qui secoue le Mali.

Cheick Modibo Diarra, un jour plus tôt, avait déroulé sa feuille de route dans un discours-bilan, un peu moins de trois mois seulement après sa nomination comme chef du gouvernement de transition. Cette fameuse feuille de route pour une sortie de crise sera présentée très prochainement aux députés à l’Assemblée nationale, lors d’une session extraordinaire. Objectifs visés : solliciter le soutien des élus pour une reconquête du septentrion malien, présentement entre les mains des rebelles, mais aussi obtenir leur adhésion et leur contribution pour sa mise en œuvre.

Le document préconise des négociations avec les groupes rebelles et n'exclut pas l’option militaire pour venir à bout des irrédentistes, des terroristes et des narcotrafiquants. Il est aussi question de réorganiser l’armée, de l’équiper et de former des hommes pour renforcer les troupes pour lesquelles des mesures plus motivantes seront prises. Cheick Modibo Diarra n’écarte pas l’idée de l’envoi d’une force internationale au Mali, et ce, lorsque la mission technique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aura fini l’opération d’évaluation dans les pays membres.

Il sera aussi mis en place un organe consultatif de dialogue entre forces vives et équipe dirigeante, et il se tiendra un forum d’échanges sur les grandes préoccupations de la nation malienne. Un gouvernement d’union nationale est également au programme, conformément aux exigences de la CEDEAO et du Conseil de paix de l’Union africaine (UA).
Pour nombre d’observateurs de la scène politique malienne, une feuille de route est certes une belle initiative, mais elle ne suffit pas pour relever les défis du moment sur les bords du Djoliba. Elle permet sans doute aux dignitaires de Bamako d’asseoir leur pouvoir, mais l’important est d’œuvrer à déjouer les pièges des rebelles dans le Nord, et de les mettre hors d’état de nuire pour permettre au Mali de recouvrer son autorité, bafouée. Le pays, de toute évidence, ne saurait y parvenir tout seul, d’où la nécessité d'une implication véritable et concertée de la communauté internationale.

D. Evariste Ouédraogo

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