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Retour à une vie constitutionnelle normale au Mali : ADO n’y-voit-rien !
Publié le mardi 14 aout 2012  |  Le Canard Déchaîné


Sommet
© Autre presse par Présidence Cote d`Ivoire
Sommet de l`Union africaine: les chefs d`Etat et de gouvernement du continent planchent sur des questions d`actualité comme la crise malienne
Samedi 14 Juillet 2012. Addis-Abeba (Ethiopie). Le Président de la République de Cote d`Ivoire, SEM. Alassane Ouattara à la réunion des chefs d`Etat et de gouvernement du Conseil de Paix et de Sécurité


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A force de s’immiscer dans les « affaires maliennes », le chef d’Etat ivoirien semble avoir oublié son pays, ravagé par des violences meurtrières.

Pour de nombreux observateurs de la scène politique malienne, ce sont les atermoiements dela CEDEAOqui ont conduit le Mali dans cette impasse. Car l’organisation sous-régionale, depuis le début de la crise n’a fait qu’enfoncer le Mali. Avec, à la clé, des promesses non tenues, la violation de ses propres textes, le non-respect de ses propres décisions, l’embargo que ses textes ne prévoient pas et les menaces qu’elle ne cesse de brandir à l‘encontre du Mali. Cette attitude des chefs d’Etat dela CEDEAO, dont notre pays est membre- fondateur, est considérée par la majorité des Maliens comme un acharnement. Car, nombreux sont les pays qui ont connu des coups d’Etat, sans quela CEDEAOprenne, à leur encontre, ces décisions jugées, pour le moins, sévères.

Des pays tels que le Niger,la Guinée-Conakry, Guinée-Bissau etc…

Pour un leader religieux bien connu de la place, qui a requis l’anonymat, ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, ces derniers jours, n’est que le début. Car le président Ivoirien doit s’attendre au pire.

En effet, la Côted’Ivoire a célébré, mardi dernier, le 52ème anniversaire de son accession à l’indépendance.

Une fête entachée par des meurtres. Car, le camp de Duékoué, l’un des plus importants du pays, a été attaqué. Bilan : une dizaine de morts dans les rangs des Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI).

Dans un communiqué, lu à la télévision nationale, le porte-parole du ministre dela Défense, le commandant Alla Kouakou, indique que les attaques enregistrées étaient à mettre au compte d’actes « de sabotage qui visaient à semer le trouble dans l’esprit des populations. Et à faire douter les investisseurs qui ont trouvé enla Côted’Ivoire, une destination aux énormes potentialités ».

Dans son adresse à la Nation, le Président Alassane Dramane Ouattara a joué la carte de la fermeté contre ceux qu’il appelle « les fauteurs de trouble » et annoncé d’importantes mesures sécuritaires. Avant d’appeler les Ivoiriens à s’approprier les festivités du 7 août.
Aussi, l’année dernière, les festivités marquant le 51ème anniversaire de l’indépendance de la Côte-d’Ivoire avaient été annulées à cause d’un drame survenu suite à la chute d’un bus dans la lagune. Un accident qui avait fait, au moins, 37 morts.
Sans allusion directe aux dernières violences meurtrières, qui ont eu lieu dans la capitale économique ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara annonce qu’il a donné des instructions fermes pour mener une lutte sans merci contre ceux qui, selon lui, ont pour objectif de créer une psychose et un sentiment d’insécurité dans le pays. Il a, par ailleurs, affirmé la réorganisation des forces de sécurité et la mise en place d’une autorité unique, chargée de procéder au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion des combattants de tous bords.
L’attaque perpétrée, lundi, contre le camp militaire de Duékoué, qui a fait sept morts, montre que le pays est loin d’être apaisé.
L’insécurité est dans tous les esprits en Côte-d’ivoire. L’attaque perpétrée, lundi, contre le camp militaire de Duékoué, a créé la psychose. Elle fait suite à une autre attaque qui a fait quatre morts le week-end.

Le président ivoirien a tenté de rassurer ses concitoyens dans son discours à la télévision. Selon lui, l’insécurité en Côte-d’Ivoire se limite à des poches résidentielles. « J’ai donné des instructions pour mener une lutte sans merci contre ceux qui ont pour objectif de créer une psychose et un sentiment d’insécurité dans le pays. » a t-il indiqué.

Le ministère de la Défensea, quant à lui, évoqué des « actions de sabotage au moment où les Ivoiriens s’apprêtent à célébrer le 52ème anniversaire de l’indépendance ».
Le pouvoir minimise la situation, mais l’ouest du pays est toujours miné par l’insécurité. Les habitants sont confrontés, quotidiennement, aux viols, agressions, meurtres.

Pour les pro-Gbagbo, le régime du président Ouattara est responsable de ces crimes. Une plainte a été déposée, lundi 25 juillet, contre le président ivoirien pour « crimes de guerres », commis au lendemain des élections de novembre 2010. La procédure est menée par Alain Toussaint, ex-conseiller de Laurent Gbagbo, Martine Kei Vao, présidente de l’association des Ressortissants de Côte-d’Ivoire et Basile Besnard, avocat au Barreau de Paris.

Cette tension permanente, en Côte-d’Ivoire, montre que le pays est loin d’avoir pansé ses plaies.

La réconciliation nationale prônée par le régime Ouattara n’a pas encore porté ses fruits. Les Pro-Gbagbo, eux, estiment être les seuls à être mis sur le banc des accusés. Ils exigent la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo, prisonnier àla Haye. Etsouhaitent voir des responsables du camp Ouattara traduits en justice.

Le président Ouattara a, pour sa part, promis que tous les auteurs de crimes seront traduits en justice.

En attendant, la violence fait rage en Côte d’ivoire.

Face à cette situation, les Nations Unies ont décidé de prolonger, d’un an, le mandat de l’ONUCI.

Au lieu de faire une fixation sur le Mali, le chef de l’Etat ivoirien ferait mieux de prendre, à bras le corps, l’insécurité dans son pays. Mais, apparemment, ADO « n’y-voit-rien ».
Dieudonné Diama

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