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Rebondissement spectaculaire dans le litige « Soleil terrain » de lafiabougou : Salif Kéïta, alias Domengo, ne renonce pas à dépouiller Sékouba
Publié le lundi 12 mai 2014  |  Le témoin du nord




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Après une longue hibernation, le bras de fer entre les deux anciens associés du CSK connait un nouveau rebondissement depuis deux semaines. À la grande stupéfaction des observateurs du monde malien du football, le premier Ballon d’or africain, un féru des contentieux à escalade, a effectué un virevoltant retour à ses anciens amours, avec les mêmes prétentions machiavéliques.

Les litiges sur fond de prétentions opaques ont sans doute la vie plus dure que d’ordinaire. C’est le cas de l’interminable bras-de-fer qui oppose, depuis une demi-décennie environ, Sékouba Keïta et Salif Keïta, deux anciens associés du Club Salif Keïta. Le contentieux, selon toute vraisemblance, pourrait découler de calculs et de visées machiavéliques – dont les contours peuvent s’effacer dans le temps mais à la mémoire.

Les hostilités sont ainsi parties d’une tentative d’accaparement ratée montée de toutes pièces par le principal actionnaire du Centre Salif Keïta. Dans la ligne de mire l’ancien président de la Femafoot s’est subitement retrouvé un somptueux terrain que la Mairie de la CIV venait d’attribuer au Centre pour exploitation temporaire, sur la base d’un bail dument signé à cet effet. Il s’agit d’un espace sis à ACI 2000, communément appelé Soleil Terrain, et qui a vu le passage de glorieux footballeurs internationaux comme Seydou Keïta, Abdou Traoré, entre autres. Dans sa tentative de l’attirer vers le patrimoine du club où il est majoritaire, le célèbre Ballon d’Or africain, à en croire nos sources, a voulu passer par une instrumentalisation des hautes autorités avec à la clé une pompeuse inauguration du terrain.

C’était sans compter avec la vigilance de son associé, en la personne de Sekouba Keïta. Ce dernier, en homme averti, a eu le flair de réclamer que le projet machiavélique soit procédé de la prise en compte des investissements que chaque partenaire a consentis dans la mise en valeur de l’espace. Il n’en fallait pas autant pour déclencher une foudroyante procédure judiciaire conte le deuxième actionnaire et président délégué du CSK pour escroquerie et tutti quanti. S’en est suivie, tout naturellement, une saisie-conservatoire des comptes de l’entreprise, soit une trentaine de millions destinés aux frais de reddition des comptes et d’expertises de la société litigieuses. Mais, première habileté alchimique du dribbleur

Salif Keïta : il a réussi, par les soins du juge Dramane Diarra, à obtenir une mainlevée sur les comptes du CSK sans en informer les autres sociétaires. Et pis encore, la maigre somme ont été pompés à l’insu des autres protagonistes sans qu’un seul kopek soit allé aux besoins ci-dessus indiqués, à savoir : l’expertise des avoirs de l’entreprise.
Jusqu’au bout d’une vaine guerre des référés

Pendant qu’il n’avait pas encore fini d’en découdre au pénal, le lièvre qu’il a lui-même soulevé, son habileté de dribleur l’a conduit à explorer le terrain boueux des référés. Salif Keïta, sur conseil de ses avocats, a ainsi requis, auprès des juges de la Commune IV, la mise sous scellé du terrain objet du litige artificiel qu’il a lui-même orchestré. Mais l’espace n’étant pas une propriété définitivement acquise pour le compte du CSK (il a été cédé pour les besoins d’épanouissement de sportif de la jeunesse), les juges se sont naturellement déclarés incompétents pour mettre sous scellé un titre appartenant à autrui : la Municipalité du ressort concerné. Commença par la suite un série innombrable de contredits qui ont successivement tourné à sa défaveur dans les chambres des référés puisque les verdicts y afférents ont tous abondé dans la même direction et le même esprit que le premier jugement, à savoir : l’incongruité qui consiste à plancher en référé sur le fond du litige et de placer sous-scellé un bien qui n’appartient ni à l’un ni à l’autre des protagonistes du litige.

Mais à force de persévérance, Domingo a réussi finalement à s’offrir la besogne du président de la Cour d’appel Moussa Sara Diallo. C’est lui qui a autorisé, par ordonnance en date du 4 mai dernier, l’expulsion de Sékouba Keïta et de tous ses biens au profit de Salif Keïta. Venant d’un président de la Cour d’Appel de Bamako, la démarche tient d’une grande énormité du moins pour les raisons suivantes : primo, l’intéressé est expulsé d’un patrimoine qui n’appartient pas au plaignant ; secundo, ledit patrimoine foncier quoiqu’exploité pour le compte de leur entreprise commune l’est en vertu d’un protocole d’accord ayant déjà expiré; tercio, les investissements immobiliers personnels de Sékouba Keïta ne sont tout simplement pas ‘expulsables’.

Comble d’incohérences qui n’ont point empêché Salif Keïta Domingo de jubiler l’ordonnance d’expulsion de son adversaire par une mise en scène médiatique malencontreusement exécutée la chaine nationale TM2. Mais la joie n’a été que de courte durée parce que dans les heures qui suivent les avocats de l’autre partie, sous la houlette de Me Magatt Sèye, lui ont opposé à leur tour un sursis à exécution qui vient de prospérer par devant la Cour suprême.
En attendant, les nombreux usagers du terrain d’entrainement, soit un millier environ d’abonnés sans compter les employés, retiennent leur souffle et observent avec intérêt l’issue du bras-de-fer entre les deux protagonistes : l’un motivé par une exploitation d’utilité publique, l’autre par un désir d’extension de son empire mercantile.
A. Kéïta

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