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Le Républicain N° 4868 du 30/5/2014

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Mary Beth Leonard, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali : « Il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique »
Publié le lundi 2 juin 2014  |  Le Républicain


© aBamako.com par mouhamar
Deuxième réunion ministérielle de la plateforme de coordination des Stratégies pour le Sahel
Bamako, le 16 mai 2014 au CICB. La capitale malienne a abrité la deuxième réunion ministérielle de la plateforme de coordination des Stratégies pour le Sahel. L`ouverture des travaux a été présidée par M. Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale.


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L’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mary Beth Leonard s’est dite « angoissée par les tristes événements » vécus récemment à Kidal. Pour elle cette expérience rappelle qu’il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique et dont la « résolution nécessite un processus de négociation ».

Le brusque regain de tension à Kidal, occasionné par la visite du Premier ministre sur l’opportunité de la quelle les Maliens sont divisés, loin de régler quelque chose, a au contraire été un vrai gâchis pour le Mali et les partenaires qui se sont mis au chevet de notre pays effondré. C’est peu de dire que nous sommes loin du décompte final du marasme dans lequel la visite improvisée du Premier ministre Moussa Mara, nous a plongé le Mali, et des conséquences néfastes de la guerre qui a torpillé le processus de paix.

Face à ce recul sur les motivations duquel, aucune explication convaincante n’est disponible, des Maliens du Mali et de l’extérieur se plaignent sans cesse de l’orgueil mal placé de certains gouvernants, dont des actes depuis leur arrivée au pouvoir, s’inscrivent dans une logique de solution militaire pour résoudre la question du nord (lire Le Républicain du 19 mai 2014: « IBK ne négocie pas avec les groupes armés/Pourparlers piégés/Mara au nord déclare la guerre/Recul du processus de paix, ainsi que l’éditorial de la même date), avec une volonté affichée de jeter dans la poubelle de l’histoire, un accord préliminaire signé avec l’implication de la communauté internationale, de tous les partenaires du Mali et des parties au conflit inter-malien.

En outre, les partenaires du Mali n’ont que faire d’une guerre au nord du Mali, et l’accord préliminaire du 18 juin de Ouagadougou, est l’expression de la volonté de toute la communauté internationale, de résoudre la crise malienne par le dialogue. Une volonté réitérée par l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mme Mary Beth Leonard qui est intraitable sur la question du processus de réconciliation au Mali.

Le 30 mai, à l’Ambassade des Etats-Unis à Bamako, lors du lancement officiel de la mise en œuvre de quatorze projets destinés à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire à travers le Mali, l’Ambassadeur Mary Beth Leonard, répondant aux questions des journalistes, s’est dite « angoissée par les tristes évènements qu’on a vus récemment à Kidal », tout en présentant ses « condoléances à ceux qui ont perdu des gens ».

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Mary Beth Leonard, « cette expérience nous rappelle deux choses : c’est qu’il ne peut y avoir de solution militaire pour un processus qui est fondamentalement politique ; il ne peut y avoir une résolution instantanée pour quelque chose qui nécessite un processus de négociation ». Elle a tenu à« féliciter et remercier, le président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et Berth Koenders, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Mali, pour le cessez-le feu qu’ils ont accompli ». C’est une occasion pour un nouveau départ de ce processus de négociation pour permettre la normalisation de la vie de tous les Maliens, a ajouté l’Ambassadeur.

Le programme « Vivres Pour le Progrès » signé entre le département d’Agriculture des Etats-Unis (USDA) et le ministère des Affaires étrangères du Mali en 2006, de près de 200 millions de FCFA avait été suspendu suite aux évènements de 2012. Le fait de le reprendre dépend de la normalisation des relations entre les Etats-Unis et le Mali, d’une part, et celle de la vie au Mali d’autre part. Raison pour laquelle ce programme reprend dans toutes les régions du Mali à l’exception de Kidal qui a désespérément replongé dans la turbulence.

B. Daou

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