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Transition malienne: Le Gun allume le feu partout
Publié le vendredi 24 aout 2012  |  L'Indicateur Renouveau


Le
© AFP par AHMED OUOBA
Le Premier ministre par intérim Cheikh Modibo Diarra, reçu par le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré


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Des grincements de dents se font entendre partout depuis la mise en place du gouvernement d’union nationale (Gun excepté dans les rangs des religieux et de la Convergence pour sauver le Mali (CSM).

En mettant en place le gouvernement d’union nationale le 20 août 2012, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra a fait plus de mécontents que d’heureux. Les regrets à connotation généralement individuelle le disputent aux récriminations de chapelles politiques et de la société civile. Ce tableau peu reluisant s’oppose au satisfecit des religieux et de la Convergence pour sauver le Mali (CSM).

Hormis les confessions religieuses où on n’a pas noté de réserve pour l’instant, le feu est presque partout. Si au Haut conseil islamique le patron des lieux l’imam Mahmoud Dicko, pour avoir obtenu un ministère des Affaires religieuses et du Culte, se réjoui de ce gouvernement en invitant tous les Maliens à l’accompagner, et qu’à la CSM, on exprime toute la satisfaction avec 3 départements ministériels, au sein des autres regroupements et associations politiques voire des citoyens, le mercure est en train de monter.

Au Front pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), la bruyante démission de Me Kassoum Tapo de son poste de porte-parole, a permis de découvrir un profond malaise entre les protagonistes. Avec seulement 4 représentants dans l’attelage gouvernemental, le Front, qui se tapait la poitrine sur sa légitimité populaire, est loin d’avoir récolté les fruits des promesses de la fleur.

Si à l’URD on semble se contenter d’un poste de ministre délégué malgré qu’on se dise deuxième force politique du pays, à l’Adéma, la première force, qui n’a pu obtenir que 2 représentants, ça bourdonne de toutes parts. Une position officielle du parti n’a pas été encore rendue publique, mais les camarades politiques de Dioncounda Traoré sont loin d’être d’accord avec ce partage du gâteau. Dans les salons feutrés et les « grins », on murmure que Dioncounda a presque déçu. Que dire des autres composantes du Front outre l’Adéma, l’URD et l’UDD ?

A la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), le président Hamadoun Amion Guindo ne sait plus où donner de la tête. Il essuie les tirs de barrages de son vice-président, Adama Diakité, et du MP-22 de Dr. Oumar Mariko. On l’accuse d’avoir non seulement joué pour sa seule chapelle, la CSTM, mais aussi de n’avoir pas agi selon les directives de la majorité recommandant le boycott du gouvernement avant la tenue de la concertation nationale.

Ce qui amène certains à conclure que non seulement les membres de l’organisation qui sont dans le Gun le sont à titre individuel, mais aussi que le président Guindo doit être démis de ses fonctions. Ce que conteste l’intéressé en indiquant que « que parmi les 4 regroupements qui constituent la Copam, un seul, en l’occurrence le MP-22, n’a pas souhaité que la Copam rentre dans le gouvernement. Nous avons accepté sa décision ».

Les 3 autres ont déposé les CV de leurs représentants. « Il me revenait en tant que président de faire la liste et de la déposer à la Primature. Au début, nous avons été surpris d’apprendre que la Copam n’avait qu’un seul portefeuille. Le président de la République par intérim a estimé que cela était insuffisant et a demandé de prendre dans son quota un 2e poste ministériel pour la Copam. C’est ainsi que nous avons eu deux postes dans le gouvernement ».

Au sein de l’alliance IBK-Mali 2012, malgré le portefeuille obtenu mais jugé non stratégique (celui de l’Artisanat et du Tourisme), la tempête sévit. Certains comme son président Bocar Moussa Diarra de l’UM-RDA soutient le gouvernement du bout des lèvres. L’homme que nous avons eu hier au téléphone nous a paru faire contre mauvaise fortune bon cœur en termes de soutien au Gun. Et on indique même que certains membres de l’alliance avaient demandé le retrait pur et simple de leur représentant.

A l’ADPS de Soumana Sako, la lecture est autre. On ne se plaint pas de n’avoir pas de représentant au gouvernement, mais c’est surtout son président qui s’insurge contre la création d’un département ministériel consacré aux Affaires religieuses. Chose qu’il considère comme une abdication des pouvoirs publics devant l’intégrisme religieux.

Les oubliés

Cependant, il est regrettable qu’au niveau du Collectif des ressortissants du Nord (Coren) que le débat soit ethnicisé. Son président Malick Alfousseyni aurait regretté l’absence de Sonrhaï dans le gouvernement malgré que la pharmacienne Dr Diallo Dédia Mahamane Kattra soit prise au nom du Coren. Celle dans laquelle se retrouvent à la fois les peulhs, les tamasheq, les sonrhaï et les arabes, représente bien les nordistes contrairement à ce que défend le président du Coren.

Par contre on peut comprendre les préoccupations des femmes et les jeunes quand ils expliquent qu’ils ne sont pas suffisamment ou pas du tout représentés dans le gouvernement. Cela est d’autant compréhensible que le président de la République par intérim, Pr. Dioncounda Traoré en invitant les forces vives à envoyer leurs CV au Premier ministre avait bien recommandé ceux des femmes et des jeunes. Au finish, les femmes se sont retrouvées avec 4 portefeuilles ministériels alors que les jeunes disent n’avoir rien obtenu. Le 1er vice-président du CNJ, Alioune Guèye, que nous avons pu joindre hier au téléphone, indique que la jeunesse a été le grand oublié de ce gouvernement et que le président Dioncounda n’a pas respecté son engagement à l’endroit des jeunes. Il explique qu’aucun ministre de CMD II n’est dans la tranche d’âge de jeune. Néanmoins, dit-il, tout n’est pas perdu. Pour ce faire, il préconise que les jeunes soient priorisés dans les nominations au sein des cabinets ministériels.

Abdoulaye Diakité

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