Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article



 Titrologie



L’Essor N° 17703 du 18/6/2014

Voir la Titrologie

  Sondage


 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment

Politique

Culture : En attendant les états généraux
Publié le mercredi 18 juin 2014  |  L’Essor


© aBamako.com par mouhamar
Cérémonie de signature d’un Engagement d`éthique et de responsabilité.
Bamako, le 23 avril 2014 à la Primature. Son Excellence Moussa MARA, premier ministre malien, Chef du Gouvernement a présidé la cérémonie de signature d’un Engagement d`éthique et de responsabilité, devant désormais régir le travail gouvernemental.


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

Le ministre de la Culture a discuté avec les opérateurs culturels et deux de ces prédécesseurs des grands chantiers du département. Le ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a organisé samedi au Musée national un cocktail à l’intention des opérateurs culturels. Au nombre des invités figuraient les anciens ministres de la Culture, Cheick Oumar Sissoko et Mohamed El Moctar.

Etaient aussi de la fête, une centaine d’artistes, écrivains, chanteurs interprètes, instrumentistes, danseurs, comédiens, photographes, cinéastes, metteurs en scène, chorégraphes, organisateurs de festival, représentants d’associations communautaires ou opérateurs privés, journalistes culturels et toute l’administration du ministère de la Culture et représentant des services de coopération en poste au Mali. Le ministre désirait discuter avec tout ce beau monde autour d’un verre et avoir le sentiment de ces spécialistes sur les grands chantiers du département. Des chantiers dont certains ont débuté bien avant son arrivée à la tête du département, a-t-elle précisé.

L’effervescence autour de notre culture sur la scène internationale contraste avec les difficultés domestiques relevées par le département, les artistes et les entrepreneurs culturels. En dépit de ces nombreuses difficultés, le secteur privé, associatif et communautaire, soucieux d’entretenir la diversité des expressions culturelles et artistiques, locales et régionales, prend une part de plus en plus active dans la promotion de la culture. C’est une dynamique qui mériterait d’être poursuivie et consolidée.

Il importe, surtout, d’encourager les opérateurs culturels à jouer un rôle prépondérant dans l’émergence d’industries culturelles et créatives propres à contribuer pleinement au développement de l’économie nationale et au renforcement du marché des biens et services culturels.

L’objectif premier du ministre est d’accompagner le long processus législatif, entamé afin qu’il aboutisse au vote des projets de loi sur le statut des artistes et le fonds cinématographique.

La formation apparaît comme un axe d’intervention important auquel les pouvoirs publics sont particulièrement attentifs. Un travail important est en cours au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseké Kouyaté et à l’Institut national des arts pour former les artistes et les créateurs d’œuvres de l’esprit, a souligné Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

Le document cadre de politique culturelle nationale constitue un acquis qu’il conviendrait de renforcer et de capitaliser, avec le concours des différentes parties prenantes, à l’occasion des Etats généraux de la culture.

Dans le cadre de l’exécution du Programme d’action gouvernemental, des projets de décrets seront soumis à l’approbation du Conseil des ministres pour classer au patrimoine culturel national la mosquée de Kankou Moussa, l’église de Mandiakuy et le site historique de Nango. Ces classements procèdent de la volonté d’assurer la protection juridique des biens culturels dont la préservation et la sauvegarde sont jugées nécessaires.

Dans le domaine patrimonial, il faut assurer les expositions inaugurales des musées de Bandiagara et de Djenné dont les locaux sont achevés depuis plusieurs années. Dans la même dynamique, la troisième édition du « Triangle du Balafon » servira de tremplin à la sauvegarde et à la pérennisation d’un instrument de musique en partage avec les pays voisins.

L’industrie culturelle, en particulier la production littéraire et artistique, est ravagée par une piraterie qui gagne chaque jour en ampleur, sous les formes les plus complexes et les plus variées. La culture se nourrit de la créativité. Or, la piraterie tue la créativité sans laquelle il n’y a ni industrie culturelle ni développement.

Il nous faut protéger notre culture car elle constitue un socle pour notre identité, un tremplin pour la paix et la cohésion sociale.C’est pourquoi, a rappelé le ministre, le gouvernement a adopté le 30 avril dernier, un décret fixant les modalités de perception et de répartition des redevances de droits d’auteur et de droits voisins. Cette adoption est, de son point de vue, la manifestation d’une forte volonté politique des plus hautes autorités de notre pays en faveur des créateurs.

« Il apparaît sans nul doute que dans un contexte de sortie de crise, les défis à relever sont encore plus importants. C’est par notre force de conviction et par la qualité de nos prestations que nous pourrons susciter autour de nos projets le maximum de soutien et d’accompagnement. Nos partenaires affichent, plus que jamais, la volonté de soutenir notre pays dans la relance de son économie culturelle, aidons les à nous accompagner », a recommandé Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo.

Des interventions ont enrichi le tableau culturel ainsi brossé. Ainsi fut évoqué le risque de perte d’une manifestation aussi importante que constitue les Rencontres africaines de la photo de Bamako. Du fait de la crise, deux éditions n’ont pu se tenir. Le ministre de la Culture assure que le processus est en marche afin de tenir une édition dès le mois de novembre prochain.

Cheick Oumar Sissoko a souligné la faiblesse des ressources allouées par l’Etat à la culture : de l’ordre de 0,37% du budget national. Il faut, préconise-t-il, accorder au ministère de la Culture jusqu’à 5% du budget en cette période de sortie de crise. Ce domaine de souveraineté nationale ne peut, en effet, satisfaire les besoins de développement sans cette part accrue.

Y. DOUMBIA

 Commentaires