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Le Républicain N° 4881 du 18/6/2014

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Motion de censure contre le gouvernement. : Le grand déballage attendu
Publié le mercredi 18 juin 2014  |  Le Républicain




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A moins d’une année de gestion du pouvoir, l’opposition vient de déposer une motion de censure contre le gouvernement IBK. Si le premier ministre Moussa Mara est à son premier exercice, son mentor est à sa deuxième expérience. En rappel, IBK lui-même avait été épinglé par l’opposition quand il était premier ministre .Ceci dénote que c’est IBK qui est encore interpellé sur sa gestion des affaires publiques. Notre analyse.

Le peuple Malien aura droit à un autre exercice démocratique qu’il avait perdu depuis plus d’une décennie. Cet exercice n’intervient que lorsqu’il se passe un acte anormal aux yeux d’une opposition responsable et surtout quand il y a péril en la demeure. En cas de menace sur la bonne marche de l’Etat, l’opposition interpelle le gouvernement pour l’amener à s’expliquer devant la Nation. Alors à neuf mois de gestion du pouvoir IBK, le Mali est toujours à la croisée des chemins.

Face à une situation telle que le citoyen ne sait plus à quel saint se vouer, et la situation économique et sociale dépassant tout commentaire, à la recherche de l’homme providentiel, pour trouver une solution à la situation sécuritaire les Maliens ont choisi IBK avec plus de 77% des suffrages. Mais hélas cette situation sécuritaire reste la plus préoccupante.

L’avancée notoire qu’avait connue le problème du nord lors de la transition, a connu un recul sinon une remise en causse des acquis du processus de paix. Les accords préliminaires de Ouagadougou ont permis de faire l’élection présidentielle, les législatives, de permettre d’installer le gouverneur à Kidal, les préfets dans les régions et les sous préfets. L’installation des forces de sécurité avait commencé. Ce processus de normalisation a été malheureusement remis en cause par le premier ministre Moussa Mara qui a voulu jouer au « diango » entrainant dans son sillage des massacres de préfets et sous préfets à Kidal, de prises d’otages. Puis, s’en est suivi une seconde humiliation du peuple malien avec la débandade de notre armée le 21 mai.

Qu’à cela ne tienne, ce qui a été surprenant, c’est la fuite en avant des autorités qui ont refusé toute implication dans cette mésaventure préméditée d’un premier ministre pourtant averti de ce qui allait découler de sa visite à Kidal. Aujourd’hui le peuple malien est surpris et stupéfait de ce qui lui arrive. La motion de censure de l’opposition permettra au peuple de savoir la réalité. A cela va s’ajouter surement la situation de blocage entre l’Etat et le FMI.

Là encore le report de la revue budgétaire n’est pas fortuit même si le ministre des finances a tenté sans démentir de donner des explications peu convaincantes. L’opposition veut mettre à nu la gestion calamiteuse du gouvernement IBK. Aujourd’hui certains ministres ont montré leurs limites. Au niveau de l’éducation, il y a eu du « jamais vu ». Le régime a réalisé tout le contraire des slogans du président lors de sa campagne présidentielle lesquels slogans ont amené le peuple à voter IBK. Le président doit changer le fusil d’épaule car l’heure est grave.

Le Malien vit de mal en pis. A l’approche de du mois de carême, les prix ont pris de l’ascenseur malgré le travail d’un ministre de commerce qui ne cesse de développer des initiatives louables à la tête de ce département. Ceci, il faut reconnaître, a permis de maintenir une petite sérénité jusque là au sein de la société. Il faut dire que le gouvernement doit saisir la balle au bon car la situation sociale se fragilise de jour en jour et nombreux sont les citoyens qui doutent de la compétence du président de sortir réellement le pays.

Le régime doit saisir cette deuxième chance avec la signature du cessez-le-feu entre les groupes rebelles, qui doit les amener à la table de négociation. Ces négociations ne doivent plus souffrir par le fait du gouvernement malien et le médiateur malien doit aller vite, développer des initiatives pour retrouver la paix afin de sortir le pays de ce marasme économique.

Fakara Faïnké.

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