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Suite à la démolition arbitraire des 24 hectares de Kalabambougou : Les 309 familles exigent des sanctions contre les auteurs
Publié le jeudi 24 juillet 2014  |  Nouvel Horizon
Obsèques
© aBamako.com par mouhamar
Obsèques nationales de Mme KEITA Mariam Travélé
Bamako, le 17 Avril 2014. Les obsèques nationales de la Première première dame du Mali, Mariam Travélé ont lieu jeudi en présence de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, président de la République, Chef de l`Etat et son gouvernement.Photo Mohamed Ali BATHILY, ministre de la justice, des droits de l`homme, garde des sceaux.




Pour dénoncer la situation de démolition qui prévaut actuellement à Kalabambougou en Commune IV du district de Bamako, les responsables de l’Association “Sigida ton” de Kalabambougou 24 hectares ont animé une conférence de presse, avant hier lundi 21 juillet 2014 dans la soirée. Ladite conférence était principalement animée par le président de l’Association “Sigida ton”, M. Mohamed Diarra, le vice-président de cette association, M. Massaman Camara, et le secrétaire général adjoint de l’Uacdddd, M. Massa Koné.

Membre de l’Union des Associations et Coordination des Associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (Uacdddd), l’Association “Sigida ton” de Kalabambougou 24 hectares a pour objectif de : devenir un mouvement social pour l’amélioration des conditions économiques, politiques et sociales des populations défaviorisées ; d’appuyer le problème de logement des populations défavorisées de Kalabambougou et de toute la commune, etc….
En réalité cette affaire oppose l’Union Malienne Raoul Follereau (Umrf) aux sieurs Lassine Camara et Chekaba Kéita de Kalabambougou pour expulsion et démolition. Car aucune preuve, aucune motivation ne justifierait la démolition arbitraire des 309 familles des 24 hectares de Kalabambougou.

Pour rappel, en février 2006 s’est tenue une assemblée générale regroupant l’Umrf et les occupants de la zone des 24 hectares de Kalabambouou. L’ordre du jour portait sur la cohabitation entre cette union et les occupants. Malgré la volonté de cohabiter exprimée de part et d’autre au cours de cette assemblée générale, des tracasseries vont surgir et conduire à la création, le 29 novembre 2011 par décision n° 0206/MCIV-BKO, d’une commission de 20 personnes chargées de la reprise du bornage dans le lotissement des 24 hectares. Il y eût une entente avec l’implication du Centre National d’Appui à la Maladie (Cnam), selon laquelle chaque famille devrait avoir un lot, soit 309 lots pour l’ensemble des familles.

Le vice-président de l’Association “Sigida ton” de Kalabambougou 24 hectares raconte que « la mairie de la Commune IV est venue après le parcellement pour faire le positionnement qui a donné 309 lots aux occupants. Le secrétaire général des syndicats de la Cnam, M. Sidiki Djiré, a refusé de donner les 309 lots aux occupants sous prétexte qu’il peut seulement donner 30 lots. Il a demandé aux occupants de signer ce document, ce qu’ils ont refusé. Suite à ce malentendu, l’Umrf a saisi la justice contre M. Lassine Camara et M. Chakaba Keita. Le premier jugement a reçu la demande reconventionnelle du Cnam et a ordonné l’explulsion et la démolition contre les appelants »

Aux dires du vice-président, l’Umrf et le Cnam ont fait le jugement contre les sieurs Camara et Keita à leur insu. Toujours selon le vice-président, la notification du jugement et les recommandations n’ont pas été vues par ceux-ci: « L’Association “Sigida ton” n’a pas été citée à comparaitre, ni ses membres devant le tribunal. La décision qui a été rendue par la Cour d’Appel de Bamako à la date du 08 juin 2014 a seulement ordonné l’expulsion de M. Lassine Camara et M. Chakaba Keita du titre foncier n°180/CIV.

Ce qui est encore grave, par la réquisition de l’avocat Me Sanogo par rapport au titre foncier n°180, il a été ressorti par l’Institut géographique du Mali (IGM) que ce titre foncier n’existe pas en commune IV du district de Bamako », a ajouté, M. Konaté.
Toujours selon le vice-président de l’Association “Sigida ton” de Kalabambougou 24 hectares, dans l’exécution de la décision d’expulsion de M. Lassine Camara et M. Chakaba Keita, 309 familles ont été démolies et expulsées par abus de pouvoir selon l’ordre de mission de démolition signé par M. Sidiki Djiré. Il a souligné qu’il est inadmissible de démolir 24 hectares en violations flagrante des textes en vigueur dans un État de droit comme le Mali. Et qu’une décision qui concerne seulement deux personnes ne peut s’étendre à 309 familles.

Le secrétaire général adjoint de l’Union des Associations et Coordination des Associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (Uacdddd), M. Massa Koné, a rappelé que l’Association “Sigida ton” va faire tierce opposition. Aussi affirme-t-il que cette affaire des 24 hectares de Kalabambougou fait parties des 10 points de revendications l’Uacdddd qui se trouvent sur la table du Gouvernement…

Puisque l’association “Sigida ton” ou/et ses membres n’étant pas cités au procès, puisque la fausseté du titre foncier n° 180 sur Kalabambougou en Commune IV du district de Bamako étant démontré par un document fourni par l’Institut Géographique du Mali (Igm), puisque les 309 familles victimes ont été victimes d’abus de pouvoir dans l’exécution d’une décision de justice qui ne les concerne pas et qu’elles ont perdu tous leurs biens, les conférenciers exigent une réparation du préjudice, un retour sur le terrain et une sanction exemplaire contre les auteurs de la démolition.
Tougouna A. TRAORÉ
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