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A propos de la libération du juge islamique de Tombouctou : « On ne sort pas d’une crise comme on sort d’un restaurant…»
Publié le mardi 2 septembre 2014  |  Le Tjikan
Dialogue
© aBamako.com par Momo
Dialogue intergénérationnel
Bamako, le 02 Août 2014. Musée national. une rencontre intergénérationnelle parrainée par le Premier ministre Moussa Mara a eu lieu dans le but était de jeter un regard rétrospectif sur nos us et coutumes, afin que la nouvelle génération puisse en tirer profit.




Moussa Mara a profité de sa visite en 6ème région pour s’expliquer sur la libération du juge islamique de Tombouctou, Ag Alfousseyni Houka Houka. Selon lui, cette libération n’est pas antinomique à l’événement qu’il a présidé dans la ville sainte et à Niafunké, à savoir la réhabilitation de la Justice dans ces deux localités. « Au contraire, ce geste d’apaisement du gouvernement prolonge les efforts des Autorités à aller vers la stabilité et la paix durable au Mali.

Pour comprendre ce geste, il faut se situer dans le contexte de l’Accord de Ouagadougou, qui avait prévu un certain nombre de gestes à accomplir pour restaurer la confiance et créer les conditions de dialogue et de compréhension entre les fils et les filles de notre pays. Le processus de libération des prisonniers va dans les deux sens. Nous avons libéré les détenus des mouvements armés, de leur côté, ils ont également procédé à la libération de certains militaires maliens. Ces actions participent de part et d’autre à la volonté d’apaisement du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et même de nos frères armés, qui veulent aussi aller à la paix.

Aujourd’hui nous nous préparons à aller au second round des pourparlers. Il faut donc restaurer la confiance, avant d’y aller. « Nous n’abandonnons pas l’idéal de justice, mais nous tenons compte des réalités de terrain pour créer les conditions nécessaires à la sérénité et au retour de la confiance entre maliens » a-t-il expliqué. Selon lui, on ne sort pas d’une crise comme on sort d’un restaurant. Car il y a des efforts à faire de part et d’autre. Et les libérations font parties de ces efforts. « Sachons aussi que la justice malienne est indépendante pour décider de libérer ou non qui qu’elle veut » a ajouté Moussa Mara.

S’expliquant sur les actions du gouvernement, le Premier ministre dira que depuis un an, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta est au pouvoir et beaucoup d’efforts ont été faits. De septembre 2013 à mars 2014 explique-t-il, l’Etat a mis 11 milliard de Fcfa dans la construction de bâtiments publics (Directions régionales, Gouvernorats, Préfectures, sous-préfectures, les infrastructures devant abriter la Justice et les services techniques de l’Administration). Et l’Etat est entrain d’engager 24 milliards pour poursuivre ces efforts. Aujourd’hui ce qu’on est venu inaugurer c’est un effort du PNUD et de la coopération Néerlandaise et des amis de notre pays, visant à nous aider dans cette direction, a précisé Moussa Mara.
« Nous étions à Niafunké pour l’inauguration de la préfecture et du Palais de justice et les nouveaux locaux du Tribunal de 1ère instance de Tombouctou. D’autres investissements ont concerné la gendarmerie » a-t-il poursuivi. Et d’ajouter que toutes ces actions participent de la volonté du président de la République de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Mais aussi adresser un message fort à l’endroit de nos compatriotes vivant au Nord.

« Personne ne sera oublié. Qu’on soit à Taoudéni ou à Sikasso, chaque Malien aura droit au même traitement et aux mêmes égards que d’autres maliens dans n’importe quelle localité du Mali » a-t-il conclu en donnant des assurances sur la volonté du Chef de l’Etat à conduire avec la même ferveur l’action de restauration de l’autorité de l’Etat.
Lassina NIANGALY
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