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Ousmane Ben Fana Traoré lors de la rencontre des libéraux au CICB : « Nous sommes décidés debout pour notre pays et nous ne reculerons devant rien pour qu’il se développe »
Publié le mercredi 22 octobre 2014  |  Le Républicain
Atelier
© aBamako.com par mouhamar
Atelier de plaidoyer pour la mise en oeuvre du mémorandum signé par des candidats aux élections présidentielles 2013
Bamako, le 28 Août 2014. Le premier vice-président de l`Assemblée Nationale du Mali, Mamadou Tounkara , a présidé l`ouverture des travaux de l`Atelier de plaidoyer pour la mise en oeuvre des recommandations du mémorandum d`engagement des candidats aux élections présidentielles 2013.Photo du Président du PCR, M. Ousmane Ben Fana TRAORE.




Ce double événement qu’a organisé les libéraux les 18 et 19 octobre 2014, au CICB a été l’occasion de proposer des pistes de solutions dans l’optique de renforcer les institutions de la République du Mali en particulier, mais aussi celles de l’Afrique en général. Ainsi, cette rencontre de deux jours a permis aussi au Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR) de renouveler son bureau politique national lors de la tenue de son 2ème congrès ordinaire.

Organisé en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann, ce forum a réuni plusieurs invités : le président du réseau libéral africain, Olivier Kamitatou du Congo et des représentants des partis libéraux de l’Afrique comme du Burkina-Faso, le Sénégal et la Côte-d’Ivoire et de plusieurs autres pays. Après avoir remercié les invités, le Président du Parti Citoyen pour le Renouveau, Ousmane Ben Fana Traoré dira que la reforme des institutions est une thématique qui est attendue au Mali par le fait qu’il a connu une crise sans précédent. Pour rendre ses propos plus explicites, le Président du PCR, s’est interrogé en disant quand les plus grandes crises arrivent dans une nation et que quand tout s’écroule qu’est ce qui pourrait rester ? Avant d’ajouter que le peuple malien a vu comment la nation a eu de graves problèmes et qui ont même provoqué un coup d’Etat.

Cependant, après le retour à l’ordre constitutionnel ayant permis au Président de l’assemblée nationale d’être désigné comme le Président de la République par intérim. Ainsi, il a fait savoir qu’au bout du compte la constitution malienne était muette et c’est ce qui a abouti à l’agression du président. Parce qu’il ne pouvait pas organiser des élections dans un délai de quarante cinq jours, d’où les limites de la constitution. « Nous avons toujours souhaité que nous passions également à un mode un peu plus proportionnel par rapport à l’élection des députés cela est une thématique forte que nous avons toujours défendu », a-t-il déclaré. Selon lui, Le Mali a actuellement une société civile très bien organisée donc la création d’un sénat peut aider à canaliser la participation de ces leaders d’opinions dans le grand débat public.

Par ailleurs, il a précisé que les résolutions sur cette thématique qui concerne la reforme des institutions, seront prises en compte par le congrès et qu’ils se feront le devoir de les défendre et de les divulguées. Ainsi, il a fait savoir que le Mali a besoin d’être gouverné de même que les maliens ont besoin d’un Etat fort. De même, qu’il a besoin d’une bonne gestion et d’être émergent parce que les maliens sont fatigués. « Nous sommes décidés debout pour notre pays et nous ne reculerons devant rien pour que ce pays se développe », a-t-il précisé. Ainsi, le deuxième jour de cette rencontre a été consacré à la tenue du 2ème congrès ordinaire du Parti, ayant permis la formation des nombreux délégués venus de Kayes à Kidal pour prendre part à ces assises. En ce sens, le congrès des libéraux a occasionné la mise en place d’un nouveau bureau politique national du parti qui est composé de 77 membres avec à sa tête Ousmane Ben Fana Traoré pour un mandat de cinq ans.

Cette mise en place a été suivie par la lecture de la résolution issue du forum par le Président du Réseau libéral Africain, Olivier Kamitatou. Pour le respect des équilibres institutionnels en Afrique, les libéraux recommandent de refuser les mimétismes, les transpositions intégrales de dispositions en ne tenant pas compte des contextes et des réalités politiques et sociologiques, la conformité des textes à la réalité tout en respectant les dispositions constitutionnelles délimitant le pouvoir de chaque institution, promouvoir l’harmonisation des constitutions en Afrique à travers le renforcement des mécanismes en la matière. Pour le renforcement du parlement dans le jeu des institutions, ils recommandent le renforcement de l’administration parlementaire tant sur le plan de la ressource que de la logistique, la création au niveau de chaque parlement d’un bureau d’assistance parlementaire, adopter les dispositions légales à freiner la transhumance politique…
Ousmane Baba Dramé
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