Politique
Adresse de Dioncounda à la Nation : « J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre »
Publié le mardi 25 septembre 2012 | Le Matinal
|
© aBamako.com par DR
Dioncounda Traoré, président malien par intérim lors de son discours à la nation du 29 Juillet a Koulouba. Dimanche 29 juillet 2012. Koulouba. Discours du président malien par intérim. |
Vos outils
Vidéos

ORTM - 20/9/2012
Dans le dossier
|
Le 22 septembre marque le 52e anniversaire de l’indépendance du Mali. Dans son adresse à la Nation, diffusée vendredi soir, Dioncounda Traoré a appelé les groupes armés qui occupent le nord du pays au dialogue. Le président de Transition a aussi rappelé les conditions d’une éventuelle intervention militaire de la CEDEAO.
« J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre », affirme Dioncounda Traoré. Mais pour le chef de l’Etat par intérim, le premier choix est « le dialogue et la négociation » avec les groupes armés qui occupent le nord, le «deuxième choix reste le dialogue et la négociation », et il insiste, le troisième choix demeure « le dialogue et la négociation ».
« Nous ferons la guerre s’il ne nous reste plus d’autres choix ». Et dans cette perspective, Dioncounda Traoré appelle à « l’union sacrée » autour de l’armée qui a « perdu une bataille », dit – il, mais qui ne peut perdre la guerre. Une armée «qui a besoin d’être rééquipée, réarmée, réconciliée » mais qui n’a pas besoin de forces combattantes de la CEDEAO. « Cela est très clair », souligne le président par intérim en reprenant les termes de sa requête adressée à l’organisation ouest – africaine.
Dans ce discours très solennel, Dioncounda Traoré le reconnaît, le Mali célèbre l’anniversaire de son indépendance « dans des conditions singulièrement pénibles, voire humiliantes ». Le Mali vit « une tragédie » et doit relever un double défi : le rétablissement de l’intégrité territoriale et l’organisation des élections générales. Sur ce point, le président par intérim s’y engage, le 22 septembre 2013, le traditionnel message à la Nation sera le fait « d’un président élu ».
Sidibe
Commentaires