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Mali: une dizaine de morts dans une attaque-suicide contre les rebelles (sources sécuritaires)
Publié le mercredi 28 janvier 2015  |  AFP
Crise
© AFP par DR
Crise au nord du mali : soldats français et maliens en alerte maximale dans la ville de Gao
Lundi 22 février 2013. Gao. Les militaires français et maliens sont en alerte maximale, un jour après les attaques des islamistes à Gao.




Bamako- Une attaque lancée dans la nuit de mardi à mercredi près de Tabankort, dans le nord du Mali, par un groupe armé progouvernemental contre des rebelles a fait une dizaine de morts, dont plusieurs kamikazes, a-t-on appris de sources concordantes.

Il s’agit du dernier incident en date dans la région de Tabankort entre groupes rebelles à dominante touareg et arabe, regroupés au sein d’une Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), et combattants loyalistes du Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés).

Les affrontements meurtriers se succèdent depuis près d’un mois dans cette région du nord à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion, et Gao, contrôlée par des groupes armés favorables à Bamako.

La coordination des groupes rebelles a affirmé dans un communiqué qu’une de ses positions près de Tabankort avait été "la cible d’une attaque kamikaze de grande envergure", faisant état de sept assaillants tués et de six morts dans ses rangs.

"Les combattants du Gatia, accompagnés de kamikazes, ont violemment attaqué dans la nuit de mardi à mercredi une position des rebelles touareg et arabes opposés au gouvernement, non loin de la localité de Tabankort. Il y a eu une dizaine de morts", a affirmé à l’AFP une source militaire occidentale.

"La situation est très volatile et il faut absolument calmer le jeu", a-t-elle ajouté.
Une source sécuritaire de l’ONU a confirmé ces informations, précisant qu’aux côtés des combattants du Gatia deux kamikazes se sont fait exploser, et qu’un troisième a été tué par les rebelles du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), deux groupes armés rebelles à dominante touareg.

"Le commando kamikaze venu de Tabankort, où sont retranchées les milices narcoterroristes progouvernementales, était composé d’individus de diverses
nationalités", ont affirmé les mouvements rebelles, en appelant la Minusma (Mission de l’ONU au Mali) à "prendre les mesures qui s’imposent".

La Minusma a été contrainte mardi de renoncer à un accord avec les rebelles portant sur la création d’une "zone temporaire de sécurité" à Tabankort après la mort de trois manifestants qui protestaient contre ce texte devant son siège à Gao, une des principales villes du nord.

La force multinationale - déployée depuis juillet 2013, à la suite de l’opération Serval lancée par la France pour chasser les jihadistes du nord du Mali - a reconnu une possible responsabilité de ses policiers et annoncé l’ouverture d’une enquête.

Les protestataires dénonçaient la création de cette "zone de sécurité" qui aboutirait, selon eux, au désarmement ou au retrait des forces loyalistes de Tabankort.

Le 20 janvier, des hélicoptères de la Minusma avaient détruit un véhicule rebelle près de Tabankort. L’ONU avait invoqué la "légitime défense", mais la rébellion l’avait accusée de violation de neutralité, faisant état de sept morts et 20 blessés dans ses rangs.
Les affrontements à Tabankort mettent en péril le processus de paix entre gouvernement et groupes rebelles, avaient prévenu le 23 janvier l’Algérie et l’ONU, qui conduisent une médiation entre les deux parties.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par l’opération Serval, à laquelle a succédé en août 2014 l’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.
sd/sst/mba/tmo
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