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Alger-CEDEAO en assistance au Mali : Sur les traces boueuses du général déchu
Publié le mardi 16 octobre 2012  |  La Nouvelle Patrie


Abidjan
© aBamako.com par Nathan KONE
Abidjan : Ouverture du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEDEAO sur le Mali
Mardi 27 mars 2012. Abidjan. Hotel Ivoire, Cocody. Ouverture du sommet extraordinaire des chefs de la CEDEAO sur la crise Malienne.


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Dans ces derniers temps, la crise malienne a dominé l’actualité à travers le monde. Sa résolution avait suscité des frondes (tant au niveau national, qu’international) quant à l’option à envisager. Et de nos jours, la position unilatérale de l’Algérie et la CEDEAO, nous renvoie dans les mailles des filets qui ont pêché le général, Amadou Toumani Touré. Une négociation par le biais duquel, du banditisme au terrorisme en passant par la rébellion, le nord ne dort que d’un seul œil depuis l’indépendance.

Depuis plus de 10 mois, le Mali souffre sérieusement dans son corps. Cela est unanimement partagé par tous à cause de la mauvaise diplomatie, du président démocratiquement élu. En son temps, le général Amadou Toumani Touré, qui avait ouvert les portes du nord à des ex combattants, avec armes et bagages, qui seraient venus de la Lybie sous le couvert de leur identité malienne. Un laxisme décrié par les observateurs, mais qui était jugé fraternel de la part de l’accusé. Quelques mois plus tard, ces hommes qui ont installé leur QG au nord du Mali, s’attaquèrent aux forces de défense et de sécurité maliennes, mais aussi aux civils. Désormais, c’est la revendication de l’indépendance de l’AZAWAD ou rien. En son temps, des informations non vérifiées qui nous parvenaient étaient ambigües quant à la position d’ATT qui n’était par pour la guerre et aurait refusé d’équiper les militaires sur les champs de bataille. Malgré tout, l’armée résistait. Mais pour combien de temps ? Pas longtemps. Ces rebelles, qui ne connaissent que la guerre, étaient sourds et ne visaient que l’atteinte de leur objectif. Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA), puisque c’est de lui qu’il s’agit, tendait la main à d’autres branches. An Sardine, Mujao, Aqmi dans l’unique intérêt de mettre sous domination le nord. Leur arrivée sur le territoire malien restera indélébile dans la mémoire collective. Que d’actes inhumains. Mais mon Dieu, ATT était toujours pour la négociation.

Une rupture instantanée

Dans ce rêve auquel il ne cessait d’y croire, le général Amadou Toumani Touré se verra renversé, le 22 mars, par des soldats avec à leur tête, le capitaine Amadou Haya Sanogo qui d’ailleurs a simultanément rompu avec la façon qu’ATT concevait la crise dans le nord du Mali. Un seul motif les animait : la guerre, rien que la guerre.

Mais comment y parvenir ? Le coup d’Etat étant condamné par le monde entier. Et inscrit dans notre constitution comme un crime ? Cette chasse de l’épicentre du problème malien, ATT, ne fut que peine perdue. Des sanctions, tout est bloqué. Le sud souffre, le nord est à l’agonie avec la prise des 2/3 du territoire malien émaillée d’atrocités.

La cause sur table

Cette même option de négocier qui a jeté le pouvoir démocratique dans la rue n’avait pas servie de leçon, dans un premier temps au Mali, notamment par la position du président par intérim, Dioncounda Traoré et le Haut Conseil islamique qui clamaient sans tenir compte des méfaits causés par les séparatistes et extrémistes sur les territoires occupés.

Mais où sont-ils aujourd’hui ? La 67e session de l’ONU, les a jetées dans le mutisme, le bec cloué et transformé à un simple observateur. Cela grâce à la pression, des organisations compétentes et des pays économiquement puissants (la France et les Etats-Unis.) confirment que, cette crise ne concerne pas seulement le Mali, elle menace les pays limitrophes, le sahel, sinon le monde entier. Il faut obligatoirement la guerre. Le Conseil de Sécurité de l’ONU l’a adoptée. Car si Aqmi et consorts sortent vainqueurs, le désert sera leur QG.

Quoi de si claire que ça ? Mais l’Algérie et la CEDEAO persistent tout en rêvant que la négociation est possible.

L’Algérie, comme à l’offensive, a dépêché son ministre chargé des affaires africaines et magrébines en compagnie de son conseiller militaire chargé du sahel dans des pays africains menacés aussi par cette crise ou pouvant apporter un soutien capital militairement dans la résolution de la crise. Juste leur convaincre de sa position.

Etrange, surtout quand on sait que l’Algérie est consciente de l’impact de la rébellion dans le nord du Mali. Dans la résolution de la rébellion depuis l’indépendance, rien n’est fait ou envisagé sans elle. Et voici le résultat de la négociation. Un pays(le Mali) où les enfants pleurent à chaudes larmes depuis 10 mois.

Et pourtant, c’était l’occasion propice pour l’Algérie de clarifier sa position. Elle qui depuis le début de la crise a été accusée de faire un double jeu entre le Mali et les rebelles. Parce que selon des raisons qui étaient avancées à l’époque, les rangs d’AQMI seraient renfloués des agents du service de renseignement algérien.

Le président Burkinabé, Blaise Compaoré, chargé de la médiation de la CEDEAO, dans la crise malienne taraude lui aussi sur cette piste bourbeuse qui a renversé ATT. Exécute-t-il des ordres ? En tout cas, le président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, n’était pas pour la négociation. Et c’est d’ailleurs lui-même qui a fait monter la pression pour que le Mali tende la main (intervention militaire) à la CEDEAO. Chose faite depuis, puisque défendu à la 67e Assemblée Générale de l’ONU.

En tout cas, Blaise est pour la négociation. Il a reçu la semaine passée, Ibrahim Ag Assaleh du MNLA, dans l’unique but d’établir une possible négociation avec ce mouvement. Qui dit avoir renoncé à l’indépendance, mais revendique l’autodétermination. Et il compte convaincre Bamako pour cela.

Qu’ils (Alger-CEDEAO) sachent que, si la négociation pouvait résoudre le problème du nord du Mali, le père de l’indépendance du Mali, Modibo Keïta, l’aurait réussi. Si la négociation était la solution idoine, ATT n’allait pas terminer son mandat dans le déshonneur.

Boubacar Yalkoué

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