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L'Indépendant N° 3130 du 24/10/2012

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Des experts militaires et diplomates au chevet du Mali : Le diagnostic de l’armée nationale d’ici la fin de la semaine
Publié le mercredi 24 octobre 2012  |  L'Indépendant


Remise
© aBamako.com par as
Remise de don par le ministère de la Defense et des Anciens Combattants aux familles des militaires déplacées du nord.
Jeudi 6 aout 2012. Bamako. Le Ministre de la Defense et des Anciens Combattants Colonel major Yamoussa Camara. Le don est compose de 20 tonnes de riz, 5 tonnes de farine, 5 tonnes de lentilles, 500 kg de sucre, 450 kg de lait en poudre et 1000 litres dhuile.


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Une dizaine d’experts militaires européens sont à Bamako depuis le lundi 22 octobre 2012 et pour une semaine. Ces spécialistes des questions de défense doivent recenser les besoins de l’armée malienne, afin de l’aider à être prête pour les échéances décisives qui l’attendent dans le septentrion. La grande muette du Mali va devoir rompre son silence, recevoir les appuis en matériels et en formation afin de se remettre d’aplomb dans une opération où elle aura besoin non seulement d’appuis extérieurs mais aussi intérieurs. Quid du corps des bérets rouges démoralisé?

Au moment où, à Paris, une rencontre se penche sur la crise sécuritaire dans la zone sahélienne et particulièrement au Mali, une dizaine d’experts européens en science militaire sont à Bamako. La réunion de Paris a rassemblé lundi et mardi des cadres de l’armée américaine, des diplomates du département d’Etat américain, et de nombreux représentants de la zone sahélo-saharienne.

A Bamako, la mission européenne va voir quels sont les points faibles de l’armée malienne et comment la remettre à niveau. Ces experts militaires et civils vont étroitement travailler avec un comité technique mis en place par le ministère de la Défense et l’état-major. Même si le ministre Colonel-major Yamoussa Camara est actuellement dans la délégation présidentielle à Doha au Qatar, le chef de l’ex-junte devrait prêter une oreille attentive à ces experts. Ceux-ci ne feront pas l’économie d’une visite dans la garnison de Kati, pour échanger avec le capitaine Sanogo, le désormais président du comité de suivi des réformes de l’armée. L’occasion est bonne pour l’ex-putschiste de prendre une part active dans la gestion militaire du dossier de la reconquête des 2/3 du territoire malien, occupés par des terroristes et des djihadistes de tout acabit.

De sources crédibles, les membres de la délégation européenne devraient être en mesure, d’ici la fin de la semaine, d’effectuer un diagnostic méticuleux de l’armée. Ceci se traduira ensuite par des propositions précises, telles que par exemple la formation de tel ou tel bataillon, ou le travail sur la chaîne de commandement. Car de l’avis des militaires, et notamment du colonel El Hadj Gamou, fer de lance de la lutte au nord du pays au début de l’année, l’encadrement des troupes est aujourd’hui à revoir à tous les niveaux.

Il faut rappeler que lors d’une récente visite de la Commission de défense de l’Assemblée nationale à Kati, avec à sa tête le président de l’institution, l’honorable Younoussi Touré, les parlementaires ont noté l’état de délabrement avancé dans lequel se trouvent et le matériel et les hommes.

Rappelons que dans les prochaines semaines, un autre travail conjoint devrait démarrer cette fois-ci avec l’Union africaine, la Cédéao et l’ONU pour aider les autorités maliennes à écrire dans le détail le concept d’opération militaire qui doit être soumis ensuite au Conseil de sécurité.

Par ailleurs, le lundi 22 octobre, a débuté discrètement, au Cercle national des armées, à Paris, autour des représentants de l’Union africaine, de la Cédéao, de l’Union européenne et des Nations unies un huis clos au chevet du Sahel et du Mali. Johnnie Carson, le haut responsable pour l’Afrique aux Affaires étrangères à Washington, le général Charles Hooper, le responsable de la planification stratégique au sein du commandement du Pentagone pour l’Afrique, participent à ce conclave.

« Les discussions restreintes et confidentielles » de cette réunion de haut niveau se sont déroulées hier mardi et devraient permettre de peaufiner les stratégies pour venir à bout des terroristes qui sèment la désolation dans le Sahel et particulièrement au Nord du Mali. Une délégation américaine doit se rendre au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le centre nerveux de l’état-major des armées à Paris. D’autres militaires américains vont faire le voyage en France afin de travailler à la coordination des opérations dans le Sahel. Une mission d’évaluation française doit par ailleurs rejoindre très prochainement les experts militaires de l’Union européenne déjà à pied d’œuvre à Bamako.

La question se pose de savoir si l’armée nationale doit se remobiliser pour aller au Nord sans que le problème des bérets rouges ne soit réglé. Ce corps d’élite n’a-t-il pas toute sa partition à jouer dans la reconquête des régions occupées? L’amour de la patrie devrait amener les uns et les autres à agir dans ce sens.

Bruno D SEGBEDJI

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