Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS


Accueil
News
Politique
Article



Dernières dépêches


Comment

Politique

Transition au Mali: les médiateurs restent à Bamako pour éviter l`échec
Publié le samedi 12 mai 2012   |  AFP


Des
© AFP
Des émissaires ouest-africains à Bamako pour dialoguer avec l`ex-junte
Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l`Intégration africaine


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Les deux médiateurs ouest-africains présents à
Bamako pour obtenir un accord sur la transition malienne ont accepté vendredi
de continuer leur mission à la demande des autorités, alors qu'ils
s'apprêtaient à partir sur un constat d'échec, a appris l'AFP de sources
concordantes.
"Nous avions effectué un constat déchec, et alors que les médiateurs
s'apprêtaient à se rendre à laéroport, les autorités maliennes ont demandé
qu'ils restent sur place pour poursuivre le dialogue. Et ils ont accepté", a
affirmé une source proche de la médiation.
Les deux médiateurs dépêchés par la Communauté économique des Etats de
l'Afrique de l'ouest (Cédéao), les ministres burkinabè des Affaires étrangères
Djibril Bassolé et ivoirien de l'Intégration africaine Adama Bictogo, sont à
Bamako depuis mardi.
Vendredi, le Premier ministre malien de transition, Cheikh Modibo Diarra,
accompagné du porte-parole du gouvernement Hamadoun Touré, a dû se rendre dans
l'après-midi à lhôtel où logent les médiateurs pour s'entretenir avec eux,
après quoi les envoyés de la Cédéao ont accepté de rester, a constaté l'AFP.
Le blocage se situe toujours au niveau de la désignation du chef de la
transition.
L'ex-junte militaire, qui a rendu le pouvoir aux civils après le coup
d'Etat du 22 mars mais reste omniprésente, souhaite voir son leader, le
capitaine Amadou Haya Sanago, diriger la transition, mais la Cédéao a déjà
quasiment désigné pour ce poste lactuel président par intérim, Dioncounda
Traoré.
La médiation avait rencontré dans la journée successivement le président
Traoré, le capitaine Sanogo, le Premier ministre Modibo Diarra ainsi que des
diplomates occidentaux à Bamako.
Dans la soirée, ils rencontraient les chefs religieux.
"Les lignes bougent, mais ne jurons de rien", a déclaré à lAFP une source
proche de la médiation.
Prévu pour durer 40 jours, l'interim du président Traoré, en poste depus le
12 avril, doit s'achever le 22 mai selon la Constitution.
Le putsch a favorisé la chute du nord du pays tombé aux mains de rebelles
touareg et surtout d'islamistes armés, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique
(Aqmi), qui y occupe désomais une position dominante.

LIENS PROMOTIONNELS