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Sécurité alimentaire en milieu rural : la résilience climatique devient un facteur incontournable
Publié le vendredi 27 mars 2015  |  L’Essor
Riz
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Elle va contribuer, entre autres, à restreindre l’impact de la variabilité des changements climatiques sur les systèmes agricoles vulnérables

La 4è session ordinaire du Projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agricole pour la sécurité alimentaire en milieu rural au Mali » s’est tenue mardi au ministère du Développement rural. L’ouverture des travaux était présidée par Daniel Siméon Kéléma, le secrétaire général du département. C’était en présence du directeur national de l’agriculture, Moussa Camara, de la représentante de l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Mme Diop Aïssa Maïga, du coordinateur national du projet, Mohamed Soumaré, et des administrateurs.

A l’ordre du jour figuraient l’examen et la discussion du programme d’exécution technique et financier d’activités de 2015, des résultats de 2014 et le compte rendu des travaux de la session précédente du comité de pilotage du projet. Le budget annuel 2015 du Projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agricole pour la sécurité alimentaire en milieu rural au Mali» se chiffre à plus de 854 millions de Fcfa. La contribution de la FAO s’élève à plus de 232 millions tandis la part du gouvernement et des autres partenaires est estimée à plus 622 millions.

La contribution du gouvernement et de ses partenaires prendra en charge les salaires du personnel et autres moyens logistiques, celle de la FAO servira à financer les activités des quatre composantes du projet. Il s’agit de mettre en œuvre des pratiques agricoles climatiquement résilientes et améliorées ; de renforcer les capacités et vulgariser les pratiques agricoles améliorées à travers les champs écoles des producteurs (CEP) ; d’intégrer les considérations des changements climatiques dans les politiques et programmes du secteur agricole et de coordonner, gérer et suivre le projet.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action national d’adaptation aux changements climatiques (PANA) et de la campagne agricole 2015-2016 du ministère du Développement rural. Il est axé sur la consolidation des acquis de 2014 et la réalisation de nouvelles activités en 2015. Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour une durée de 4 ans, il est exécuté avec l’appui technique de la FAO sous la tutelle de la direction nationale de l’agriculture (DNA).

Il va contribuer à diminuer l’impact de la variabilité des changements climatiques sur les systèmes agricoles vulnérables, renforcer les capacités du secteur agricole à faire face efficacement aux effets des changements climatiques en intégrant les préoccupations et les stratégies d’adaptation dans les initiatives de développement agricole. Outre 134 communes des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti, le projet couvre les zones climatiques sahélienne, soudano-sahélienne et sahélo-saharienne de notre pays.
Dans sa communication, le coordinateur national a énuméré quelques difficultés auxquelles le projet doit faire face. Il s’agit des retards dans les décaissements de fonds, de l’antagonisme de méthodes et approches de travail avec certains projets et ONG, des difficultés d’accessibilité à l’eau (tarissement, profondeur des puits) pour les activités maraichères et de la clôture précaire des périmètres avec des branchages d’épineux.

Comme solutions, Mohamed Soumaré a proposé la signature de protocoles d’accord, la mobilisation des fonds à temps (avant juin), le préfinancement des activités de démarrage des champs écoles par les partenaires, la concertation entre les acteurs afin d’adopter une approche harmonisée, l’appui et l’accompagnement des organisations paysannes (OP) et des groupements de paysans.

Le phénomène des changements climatiques, a constaté la représentante de la FAO, est perceptible par les populations du monde entier. Sa problématique constitue aujourd’hui l’une des préoccupations majeures des gouvernements en général et celui de notre pays en particulier et de la FAO. Mme Diop Aïssa Maïga a assuré que la FAO, en partenariat avec le FEM, accompagnera les gouvernements dans leurs politiques pour faire face aux effets néfastes et ravageurs de ce phénomène. C’est dans ce cadre qu’elle a, en collaboration avec le gouvernement, initié le Projet « Intégration de la résilience climatique dans la production agricole pour la sécurité alimentaire en milieu rural», a expliqué Mme Diop Aïssa Maïga.
Le secrétaire général du ministère du Développement rural a rappelé que le 5è rapport du GIEC sur le climat rendu public à Yokohama en mars 2014 a confirmé les évidences scientifiques qui étayent la réalité du réchauffement global du climat et les risques qu’il constitue pour tous les domaines du développement humain.

Les conséquences sur les productions agro-sylvo-pastorales sont négatives pour les acteurs du secteur du développement rural si des mesures sécurisées ne sont pas prises. Les différents scénarii indiquent que les changements climatiques vont réduire les rendements agricoles mondiaux de 2% par décennie au cours du 21è siècle alors même que la demande mondiale va augmenter pendant cette même période de 14% par décennie jusqu’en 2050, a relevé Daniel Siméon Kéléma.

S. Y. WAGUE
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