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Après l’échec de la médiation : La junte a-t-elle tourné la page Cédéao ?
Publié le mardi 15 mai 2012   |  L'Indicateur Renouveau


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© AP par DR
Retour à l`ordre constitutionnel: Le CNDRE remet le pouvoir aux civils
Mercredi 6 avril 2012. Kati, Mali. Après d`intenses pressions de la part de la CEDEAO la junte militaire avec à sa tȇte le capitaine Amadou Haya Sanogo signe un accord pour un retour à l`orde constitutionnel.


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Le président du Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Haya Sanogo, a livré hier à son QG à Kati un message à la nation dans lequel il appelle à la tenue d’une convention nationale pour désigner le président de la transition. Une manière pour lui de mettre une croix sur la médiation de la Cédéao qui ne semble pas aller dans le sens souhaité par la junte.

C’est la conclusion à laquelle on parvient après lecture de l’adresse du président du CNRDRE, le capitaine Amadou Haya Sanogo, faite hier à son QG à Kati.

Le capitaine a fait savoir dans cette intervention que malgré tous sacrifices consentis pour sortir notre pays de l’impasse, des signes ostensibles annoncent des blocages dans les jours à venir et que le gouvernement se devrait de convoquer une convention nationale pour la désignation du président de la transition. Quitte à ce qu’elle soit présidée par le président de la République par intérim le Pr. Dioncounda Traoré.

On comprend par là qu’Amadou Haya Sanogo fait allusion à la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dont les émissaires, Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina Faso, et Adama Bictogo, ministre de l’Intégration africaine de la Côte d’Ivoire, ont quitté le samedi dernier notre pays sur un constat d’échec.

Les putschistes du 22 mars 2012 n’ont pas lâché prise dans leur refus de Dioncounda Traoré président de la transition comme cela avait été convenu par les chefs d’Etat de la Cédéao lors du sommet d’Abidjan le 26 avril dernier. Il faut rappeler que les chefs d’Etat de la Cédéao avaient alors décidé que le président de la République par intérim poursuive avec la transition dont la durée avait été fixée à 12 mois.

L’homme fort de Kati, qui détient la réalité du pouvoir au Mali, avait dit niet : en précisant que Dioncounda ne fera pas une heure de plus après ses 40 jours. Dioncounda lui-même avait pris la mesure de la situation en indiquant qu’il ne sera pas un problème pour le Mali et que si ça ne tient qu’à lui, il ne fera pas une seconde de plus après l’intérim.

C’est dans ce contexte que les 2 émissaires de la médiation avaient été envoyés pour négocier une issue favorable avant l’expiration de l’intérim. Mais ce premier essai n’a pas marché et au moment où les mêmes émissaires sont annoncés pour le second round, les putschistes annoncent une convention nationale. Une convention nationale devant permettre aux Maliens de choisir eux-mêmes le président transitoire.

C’est dire que le CNRDRE n’est plus dans la logique de la médiation de la Cédéao, convaincue que l’organisation sous-région de même que la communauté internationale pourront difficilement admettre un putschiste à la tête d’un pays, cité jadis parmi les meilleures démocraties en Afrique. Déjà, plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux annoncent les couleurs.

A commencer par les Etats-Unis d’Amérique qui entendent suspendre leur aide financière au Mali si les putschistes s’entêtent à rester au sommet de l’Etat. Les putschistes du 22 mars ont compris que personne n’admettra à travers le monde leur présence sur la scène politique du pays. C’est pourquoi ils veulent passer par des moyens détournés, notamment une convention nationale pour se faire une légitimité.

Une convention qui sera certainement taillée sur mesure. Les Maliens sont assez vigilants pour ne pas tomber dans le piège.

Abdoulaye Diakité et Nabila Ibrahim Sogoba

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