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Secteur Informel au Mali: Le metier de tapeur de Bazin se professionnalise
Publié le vendredi 3 juillet 2015  |  Le Prétoire
Cérémonie
© aBamako.com par mouhamar
Cérémonie d`ouverture de la première édition du Festi` Bazin
Bamako, le 04 Septembre 2014 au Palais des sports. Madame le ministre de la culture, Ndiaye Ramatoulaye Diallo a présidé ce jeudi, la cérémonie d` ouverture de la première édition du festival de Bazin (FESTI`BAZIN) qui se tient du 04 au 06 Septembre 2014.




Après la phase de teinture, le Bazin, pour pouvoir resplendir de tout son éclat se doit d’être correctement préparé, et pour cela, les tâches de tapeur sont donc sollicitées. Ce secteur d’activité de l’artisanat est en train de se professionnaliser avec la venue des jeunes.
Au Mali, le Bazin riche ne se repasse pas. Pour qu’il reste éclatant et propre, on l’emmène chez le tapeur communément appelé « finigochila ».

Généralement, de jeunes saisonniers sont munis de maillets en bois qui pèsent environ 2 kilos, frappent le tissu pendant de longues minutes. Pour ce faire, l’assistance d’un tapeur professionnel est requise. Puisqu’il va taper, plus ou moins fort et plus ou moins longtemps, sur le Bazin, en vue de lui donner un aspect très chatoyant et brillant qui fait la beauté de ce tissu.
Selon Ousmane Coulibaly, tapeur, la force de frappe varie avec la qualité des tissus. Ainsi, un Bazin de moindre qualité sera frappé moins fortement afin que les fibres ne soient pas détériorées.

Au bout d’un certains temps, le tissu est replié sur lui-même et le travail recommence ! Jusqu’à ce que le tissu ne forme plus qu’un tout carré ! Tout cela dans une petite case ou sous un hangar, avec la sueur qui dégouline sur le visage de l’artisan et indique à quel point le travail est très difficile. Certains tapeurs enduisent le tissu de bougie sur toute sa surface, puis il commence à le taper. Selon Alou Diarra, cette technique permet de rendre le tissu plus brillant et plus éclatant.

Moussa Mallé SISSOKO, Stagiaire
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