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L’Afrique enfin décidée ? / Détermination pour dissiper la crainte et matérialiser la volonté
Publié le mardi 29 janvier 2013  |  La Nouvelle Patrie


CEDEAO:
© aBamako.com par DR
CEDEAO: Le comité des Chefs d`Etat Major en réunion extraordinaire
6/11/2012. Bamako. EMP Alioune Blondin Beye.


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Les organisations africaines (CEDEAO-UA) ont la volonté de venir en assistance à un de leurs frères, le Mali, dont l’intégrité du territoire est menacée par des islamistes radicaux internationaux. La CEDEAO a déjà aligné des hommes ; un nombre insignifiant par rapport à celui promis officiellement. Face à cette lenteur, la France a mis la pression pour responsabiliser tout le continent africain dans la résolution de cette crise qui lui est propre. La détermination se heurtait à d’énormes difficultés, logistique et économique, mais des grandes puissances se sont engagées. Un coup de piston rassurant qui est la source de l’urgence des sessions des organisations (UA-CEDEAO) pour mobiliser les ressources humaines, matérielles afin de concrétiser le plan d’opération.

L’Union Africaine et la CEDEAO sont-elles sans reproche dans la crise malienne? Depuis son déclenchement avec le coup d’Etat du 22 mars, elles ont été les premières organisations à condamner l’acte anticonstitutionnel et exiger aux putschistes de rendre le pouvoir aux civils. Un pari gagné et salué de tous. Après leur deuxième mission était d’aider le pays voisin, le Mali, à lutter contre les islamistes radicaux (MUJAO, An Sardine AQMI) et les séparatistes du MNLA qui menaçaient l’intégrité territoriale du Mali. Par respectivement le manifeste d’imposer par la force la charia sur l’étendue du territoire malien et réclamer l’indépendance d’une partie du Mali, le nord, dénommée AZAWAD. Avec l’échec du dialogue et la négociation entre le Mali et An Sardine, l’un des groupes dissidents, l’urgence était palpable pour que les Organisations africaines notamment la CEDEAO prennent des mesures afin de limiter la volonté d’IYAD et ses associés d’AQMI, MUJAO, Boko Haram et autres de basculer l’histoire du Mali démocratique.

Que de rencontres par ci, par là sans une position claire quant à l’urgence à laquelle elle avait affaire. Son ambiguïté a été maintes fois dénoncée par les hommes de médias, nationaux et internationaux. Les constats de cette nonchalance épinglaient au départ l’insouciance de l’organisation de l’impact causé par les forces occupantes sur les populations du nord et de ce qui affectait le sud du Mali.

Mais cela est tout autre. L’intervention des forces françaises, pour stopper l’avancée des forces du mal vers le sud du Mali a étalé aux yeux du grand public la faiblesse de la CEDEAO, qu’elle cachait depuis là. Il est question de moyens.

La détermination de la France a été saluée de tous, sur le plan national, sous-régional qu’international. Au lendemain de son intervention au Mali, beaucoup de pays Ouest-Africains ont enfin annoncé le nombre de soldats qu’ils envisagent envoyer aux côtés des français et maliens pour lutter contre le terrorisme sur le sol malien.

La rencontre extraordinaire des chefs d’Etat Major au Mali, il y a deux semaines, devait concrétiser cette volonté pour l’opérationnalisation rapide de la Mission Internationale de Soutien au Mali, (MISMA). L’urgence n’est plus à démontrer et fini les discours. Cette rencontre a été suivie par celle des Chefs d’Etat de l’espace CEDEAO qui a eue lieu en Côte d’Ivoire, le samedi 19 janvier. Et à laquelle ont pris part, le ministre des Affaires Etrangères Français, Laurent Fabius et le président Tchadien, Idriss Deby. Deux pays qui ont déjà déployé respectivement 2000 soldats environ et promis d’envoyer 2000 soldats. Un nombre colossal qui épaulera celui de la CEDEAO estimé à 3.300 ou plus par la revue à la hausse (6000 en tout) au constat de l’ampleur de la situation. Deux points essentiels sont ressortis de cette rencontre : la signature de l’ordre de déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA) et la convocation d’une conférence des donateurs qui était prévue le 27 janvier à Addis-Abeba en Ethiopie. A l’occasion de cette rencontre, M. Fabius a souligné l’urgence pour le déploiement des troupes de l’espace CEDEAO. Chose attendue par la France afin de se décharger un peu tout en responsabilisant l’espace à faire la guerre qui lui est propre. Les soldats Burkinabé à Markala à la place des Français en est un exemple.

Le Président Ivoirien non moins celui de la CEDEAO a quant à lui appelé le monde extérieur à leur venir en aide. Car les ressources humaines et la volonté sont sans défaut, mais le souci est logistique et économique pour mener à bien le transport et l’intervention des troupes au Mali. L’arrivée sur le sol malien de quelques soldats Togolais, Nigérians et Sénégalais, Burkinabé en dessus des nombres promis en témoigne.

La conférence des donateurs aura lieu aujourd’hui. Mais avant, celle-ci, il y a eu du côté de l’Union Africaine aussi la rencontre des ministres des Affaires Etrangères suivie elle aussi par celle des chefs d’Etat de l’Union Africaine tenue le dimanche et lundi dernier.

De part ces constats, les organisations africaines veulent se racheter avec la détermination de rattraper le temps perdu dont il a été question dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Si la crainte émanait des moyens pour la guerre, des puissances occidentales notamment les Etats-Unis, l’Allemagne, la Russie et d’autres se sont engagées. La balle est dans le camp des organisations. Elles doivent faire vite car l’armée malienne et la France avancent vers le nord. Après Douentza, Hombori, Gao aussi libérée et la contre offensive enclenchée pour Tombouctou. Elles (CEDEAO-UA) ne doivent pas manquer cette phase.

Boubacar Yalkoué

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