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Fin de l’accord d’Alger : les réelles motivations
Publié le mardi 13 fevrier 2024  |  Le témoin
Cérémonie
© aBamako.com par DR
Cérémonie de signature de l`accord de paix au Mali.
Bamako, le 20 juin 2015 au CICB. La rébellion à dominante touareg du nord du Mali a signé à Bamako l’accord de paix entériné le 15 mai par le camp gouvernemental et la médiation internationale.
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Si le Comité du dialogue inter-Maliens a pris le relais de l’APR, force est d’admettre que le Colonel Assimi Goita avait peaufiné son plan depuis un événement majeur de la nation.

La page est désormais tournée quant aux immersions dans le monde arabe afin de converger les positions des protagonistes de la crise. Après la reprise de Kidal, le processus de paix est pris en main par des acteurs nationaux avec la création du dialogue direct. Une donne annoncée depuis les dernières festivités commémoratives de l’indépendance du Mali.

En effet, en soufflant la 63eme bougie de notre pays, le chef suprême des armées prenait déjà les devants. Pendant son adresse au Mali Koura alors endeuillé, il n’avait pipé mot du sésame censé ramener la paix. La reprise des hostilités avec les anciens seigneurs de l’Azawad et le drame du bateau Tombouctou étaient passés par là. Si la polémique enflait sur la caducité de l’acte signé par l’administration IBK en 2015, le premier responsable de l’État avait déjà tranché la question. En boudant l’Accord d’Alger dans son adresse solennelle, il annonçait les couleurs.

Contraint de surseoir aux festivités commémoratives de l’indépendance, l’homme fort de Kati avait déjà son plan : reconquérir Kidal malgré un contexte hostile où la MINUSMA aussi était remise en cause pour rétrocessions mitigées des emprises dédiées à l’armée nationale. La date du 14 novembre sera donc le tournant dans le ralliement de l’Adrar à la République, au nom de la détermination du président de la Transition à retourner au pays son intégrité territoriale. Point indiscutable depuis l’accord d’Alger et réaffirmé lors du discours du nouvel an qui sera suivi de l’arrêt immediat de la médiation autour de la crise socio-sécuritaire que vit le pays désormais sorti de la CEDEAO pour un nouvel envol.

Ne pas donc hisser le deal algérien au sein des priorités depuis la fête nationale avait tout son sens et les événements du mois de janvier l’ont confirmé. Au comité installé par les soins du colonel Goita de ne pas décevoir en ne devenant pas un cadre d’échanges de trop après des initiatives similaires ces dernières années qui n’ont finalement pas empêché le pays de sortir de la crise.

I KEÏTA

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