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‘’Echec’’ du président IBK: moussa mara peut-il s’en laver les mains ?
Publié le vendredi 2 mars 2018  |  Info Matin
Obsèques
© aBamako.com par mouhamar
Obsèques nationales de Mme KEITA Mariam Travélé
Bamako, le 17 Avril 2014. Les obsèques nationales de la Première première dame du Mali, Mariam Travélé ont lieu jeudi en présence de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, président de la République, Chef de l`Etat et son gouvernement.
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Au fur et à mesure que les prochaines joutes électorales s’approchent à grands pas, tous les moyens sont bons pour se faire bonne presse auprès de l’électorat. Telle semble être la démarche de l’ancien PM Moussa MARA débarqué de la Primature par le président IBK pour ‘’insuffisance de résultat’’, qui veut se faire une nouvelle virginité. MARA peut-il se sauver sans le pouvoir IBK ?

Dans un entretien accordé à un site d’information sénégalais et repris dans la presse nationale, l’ancien Premier ministre Moussa Mara revient sur certaines questions d’intérêt national, notamment la question sécuritaire, la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Par la même occasion, il a abordé la question de la gestion actuelle du pouvoir par le président de la république, Ibrahim Boubacar KEITA.
Sur ce dernier point, l’ancien Premier ministre affirme qu’il reste sur sa faim au regard de la mauvaise gestion qui gangrène le Mali à cinq mois de la présidentielle en prélude à laquelle il est engagé pour réaliser l’alternance. À cause de la mauvaise gouvernance, selon Moussa MARA, non moins le président du parti Yéléma, IBK est en train perdre de la confiance d’une grande partie du peuple qui l’a élu en 2013 avec plus de 77 % de suffrages exprimés.
« Aujourd’hui, le président malien a déçu l’essentiel de ceux qui l’ont porté au pouvoir. D’ailleurs, il perd les soutiens politiques à la fin de son mandat. Généralement, les présidents en fin de premier mandat ont avec eux toute la classe politique. Ils sont réélus au premier tour, mais lui, il perd ses soutiens politiques parce que les gens constatent qu’il est très loin des résultats qu’il s’est assigné lui-même et que la gestion politique de son mandat n’a pas été à hauteur de souhait », a déclaré le Premier ministre Moussa MARA à nos confrères de Dakaractu.
Cette déclaration de l’ancien Premier ministre du président IBK gagnerait en crédit s’il avait fait cas de sa responsabilité dans la mauvaise gouvernance qu’il décrit si majestueusement. Car, les plus grands scandales décriés par une certaine opinion de l’actuel régime tel que l’affaire Guo-Star ou l’affaire de surfacturation d’équipements militaires et l’achat de l’avion présidentiel ont eu lieu alors que cet ancien PM était aux affaires. Ministre de l’Urbanisme, puis Premier ministre, membre de la convention de la majorité présidentielle jusqu’en 2016, Moussa MARA est fortement comptable du bilan du régime IBK, dont il a d’ailleurs contribué à enfoncer. Il n’est jamais monté au créneau pour décrier ces faits ou tout simplement de démissionner sans pression comme l’a fait son prédécesseur, Oumar Tatam LY.
Au contraire, urbi et orbi, il défendait avec bec et ongle ce pouvoir qu’il est en train de qualifier de tous les noms d’oiseau.
Ce que Moussa MARA ne dit pas assez, c’est son échec sur le dossier Kidal, qui a d’ailleurs conduit le Mali à négocier l’accord pour la paix conclut à Bamako en position de faiblesse. N’eut été son entêtement à aller à tout prix à Kidal, alors que Nos FAMA y étaient encore présentes, ce dossier n’allait pas être encore à ce niveau actuel. Par la faute de Moussa MARA, beaucoup efforts consentis à ce niveau ont été anéantis.
À cet égard, si l’État est malade par la mauvaise gestion et si les Maliens perdent de plus en plus confiance en IBK parce que certaines attentes ne sont pas satisfaites, Moussa MARA doit se sentir mal à l’aise au même titre qu’IBK, parce que fortement comptable de ce bilan. Bon ou mauvais après plus de trois ans de collaboration, l’ancien Premier ministre devait se reconnaître dans le bilan du président IBK. Ne pas reconnaître ces responsabilités est aussi un manque de courage politique pour M. MARA.

Par Sikou BAH
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