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Le Groupe de contact de la CEDEAO sur le Mali de nouveau à Ouaga: Echec et mat !
Publié le mardi 10 juillet 2012   |  Le challenger


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© AFP
Mini-Sommet de la CEDEAO


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La réunion du groupe de contact de la CEDEAO sur le Mali, tenue ce week-end à Ouagadougou, n’a nullement atteint son objectif de drainer l’ensemble des forces vives vers la capitale burkinabè. Bien au contraire, elle a accentué les clivages et surcreusé les dissensions quant à la mise en place d’un Gouvernement « inclusif et d’union nationale ».

Pourquoi devrions-nous nous précipiter à Ouagadougou pour mettre en place un gouvernement dit « inclusif et d’union nationale » ? Qu’est-ce qui empêche alors les acteurs nationaux et étrangers de conclure, ici même à Bamako, les derniers rounds de ces discussions inter-maliennes de sortie de la crise ? Voilà des questionnements qui ont couru dans le pays la veille du sommet de Ouagadougou.

En effet, au moment où les autorités en place de la transition se démènent comme de beaux diables pour remettre le pays en selle, voilà que la Cedeao convoque pour la seconde fois, les « forces vives » du Mali. L’objectif de cette rencontre, qui fait suite au sommet de Yamoussokoro le 29 juin dernier, était de statuer sur la mise en place d’un Gouvernement « inclusif d’union nationale ».

Quoique ouvert aux diverses sensibilités de notre pays, le dialogue inter-maliens chez Blaise s’est soldé par un vrai constat d’échec. Jamais sommet n’a été autant décevant. Elle n’a enregistré que la portion congrue des forces vives de la nation (le FDR) dont le combat se résume à voir le Gouvernement de transition dirigé par Cheick Modibo Diarra rendre le tablier.

Si le sort du Gouvernement Cheick Modibo était bien en jeu, la réunion a occulté le fait que des leviers de blocage se situent ailleurs. La formation d’un Gouvernement inclusif, réclamée à cor et à cri par la classe politique, serait-elle de nature à résoudre les difficultés ?

Des motivations antagonistes

Si d’autres partis politiques et organisations de la société civile (tels le RPM, le Sadi, la coalition MP 22, la Copam…), ont annoncé leur refus de prendre part à la réunion de Ouagadougou, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FDR) par contre a marqué sa participation à ce sommet. Comme quoi, pendant que l’équation de la restauration du nord fait débat, des partis politiques (et non des moindres) s’activent à obtenir la formation d’un Gouvernement «inclusif et représentatif».

Voilà qui justifie leur participation au sommet de Ouagadougou du moment où ils ont fait fi de la donne selon laquelle l’heure n’est nullement aux partages de postes ou encore à des querelles de leadership. Se voyant « mis à l’écart » en ce sens qu’ils ne siègent pas au Gouvernement, les tenants du FDR ne manquent pas d’arguments pour vouer aux gémonies Cheick Modibo et les siens. D’où leur comportement à tout battre en brèche, et même réclamer la composition d’un « Gouvernement inclusif » se justifie. Le FDR estime que « la formation d’un gouvernement d’union nationale est une nécessité, puisque le gouvernement de transition de Cheik Modibo Diarra a montré ses limites dans la résolution des missions principales qu’il s’est assignées ».

Par ailleurs, le boycott de ces assises par les autres est approuvé par nombre d’observateurs qui se prévalent de l’argument que « le sort du Mali ne doit pas se discuter hors du pays », et que « le linge sale se lave en famille ». Selon la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) et ses alliés qui ont choisi de bouder la réunion de Ouagadougou, la démarche ainsi définie est jugée suicidaire pour notre pays. Pour eux, le débat sur la nécessité et la composition d’un gouvernement inclusif, d’union nationale, relève d’une question de souveraineté d’un pays. C’est pourquoi, ils ont préféré l’organisation d’une Convention nationale au déplacement sur Ouagadougou. Du reste, le boycott de ces assises par une bonne partie des forces vives apparait comme un cuisant échec du mini sommet de Ouagadougou.

Au Premier Ministre et à son Gouvernement d’en tirer les enseignements pour faire face à l’urgence. Toutefois, selon des sources bien introduites, Cheick Modibo Diarra travaillerait activement pour la tenue d’une concertation nationale qui définira le chemin à prendre pour la résolution de la crise politico- sécuritaire que vit le Mali. En témoigne de large travail de concertation entrepris auprès de la classe politique dans son ensemble. La feuille de route du PM pourrait dépendre de ces assises quand on sait que depuis sa nomination (le 16 avril dernier), Cheick Modibo ne l’a pas dévoilée.

Par D. Dembélé, correspondance particulière

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